bandeau 3

LISTE DES ARTICLES PUBLIES (les articles sont affichés après la liste)

Compte-rendu du voyage en Autriche-Prague (mai-juin 2006)

par Charles Costa

67 candidats, c’était beaucoup trop pour un seul vol direct Bordeaux Munich…C’est pourquoi nous avons du organiser deux voyages les 31 mai et 1er Juin pour satisfaire toutes les demandes et favoriser les retrouvailles pendant le séjour.

20061002autriche img00Hôtel de ville de MunichÀ l’arrivée à Munich, nous sommes pris en charge par un accompagnateur francophone, allemand pour un groupe, autrichien pour l’autre ; les cars, eux sont tchèques.

Le long du trajet vers le centre ville, nous longeons le nouveau stade qui quelques jours plus tard recevra le match d’ouverture du mondial de foot, puis le stade olympique de triste mémoire avec sa couverture caractéristique. La guide nous conduit d’abord en car puis à pied pour une visite rapide mais assez complète de la capitale bavaroise. Le marché, la cathédrale, l’hôtel de ville et son jacquemart que nous admirons à midi sont les hauts lieux du centre ville, et on imagine ce que doit y être l’ambiance pour la fête de la bière ! Mais en car nous voyons aussi le bâtiment où furent scellés les accords entre Chamberlain et Daladier d’une part, et Hitler et Mussolini d’autre part, et nous traversons un grand parc tout au long de l’Isaar pour nous diriger vers le restaurant où nous prenons notre premier repas arrosé de bière, bien sûr. Au retour, nous ne connaîtrons que l’aéroport, dont le trafic est impressionnant.

Repus, nous partons en car vers l’Autriche à travers les Alpes bavaroises, puis autrichiennes. Les paysages seraient sans doute magnifiés si le soleil était de la partie ; mais nous devrons admirer le fond des vallées seulement et encore quand le brouillard nous l’autorise. À 1000 mètres,  la pluie se transforme en neige et les arrêts pipi sont vite expédiés tant il fait bon dans le car.

Enfin, miracle, un rayon de soleil nous accompagne pour la visite de ce splendide petit village d’Alspach. Les chalets sont déjà bien fleuris même si les géraniums sont un 20061002autriche img01Adorable Alspach (Tyrol)peu en retard à cause des intempéries. Le détour s’imposait, il eût été dommage en effet de ne pas voir outre les chalets, la très belle église baroque et le cimetière non moins typique avec ses tombes en fer forgé.

20061002autriche img02Mausolée de Maximilien à InnsbrückPuis c’est Rattensberg que nous nous contentons de traverser à pied car il est déjà tard et les marchands de cristaux ont fermé boutiques. De belles et riches demeures, attestant la richesse de ce village spécialisé dans la taille du cristal, bordent la rue principale.

Nous atteignons enfin Westendorf où nous passerons deux nuits. Debout depuis quatre heures du matin nous ne nous attarderons pas après le dîner.

Visite d’Innsbrück au programme de cette deuxième journée. Notre guide nous fait faire un tour de ville en car pour voir rapidement les principaux points d’intérêts y compris un tremplin de saut à skis, en pleine ville. La capitale du Tyrol est située à 37 km de l’Italie au col du Brenner et à 30 km de l’Allemagne. L’empereur Maximilien Ier, et comme partout en Autriche, l’impératrice Marie-Thérèse sont omniprésents dans cette ville. Cette dernière eut pas moins de 16 enfants dont 10 filles, parmi lesquelles Marie-Antoinette et quarante six petits enfants ! (Ô combien digne du prix Sauternes).

Elle épousa François Ier ; celui-ci, pour lui prouver sa richesse, fit construire la petite  maison au toit d’or, qui est en fait une tribune plaquée sur un immeuble dont le petit20061002autriche img03Innsbrück : la maison au toit d'or toit, d’un rococo accentué, est fait de 20 kg de cuivre et 7 kg d’or et qui abritait le couple impérial pour assister aux combats de chevaliers. Nous admirons au cours de notre promenade à pieds la maison Helbling, la colonne Ste Anne et le beffroi de l’hôtel de ville. Enfin nous pénétrons dans le palais impérial, ancienne résidence des Habsbourg. Nous sommes impressionnés par le mausolée de l’empereur Maximilien entouré de 28 statues en bronze plus grandes que nature ! La salle dite des géants recèle de nombreuses peintures parmi lesquelles plusieurs  portraits de Marie- Thérèse, mais également de Marie-Antoinette et Louis XVI. Parmi les riches collections, de beaux poêles en faïence et des lustres en cristaux de Bohème.

20061002autriche img04Entrée du musée SwarovskiAprès le déjeuner, nous nous rendons au château d’Ambras à quelques km d’Innsbrück. L’Archiduc Ferdinand II fit transformer le château fort en un palais renaissance où l’on peut voir de magnifiques collections d’armes et d’armures, une galerie de portraits de la lignée des Habsbourg de 1300 à 1800 et une imposante salle des fêtes. Nous reprenons notre car direction l’hôtel que nous atteignons après un arrêt à Wattens pour une visite de la fabuleuse exposition de cristaux Swarovski.

Après dîner nous repartons vers Innsbrück pour une soirée folklorique tyrolienne : Les hommes, musiciens ou danseurs en culottes de cuir entraînent dans des danses caractéristiques des femmes richement vêtues, iodlant à merveille. Parmi l’assistance internationale, nous avons la surprise de découvrir notre collègue Jacques Perrot se faisant passer pour le seul anglais de la salle écoutant la main sur le cœur, l’orchestre jouer en son honneur, « Pump and Circumstances » d’Elgar - quel gag !

Après cette soirée arrosée de bière comme il se doit et une nuit réparatrice, notre car prend la route de Salzbourg via20061002autriche img05Mineurs et mineuses Berchtesgaden. C’est là, revenus en Allemagne, à quelques encablures du fameux « nid d’aigle » d’Hitler que nous revêtons les tenues adéquates pour une visite commentée des mines de sel. Le transport au moyen d’un petit train nous oblige à monter à cheval sur les « wagons », l’équipage étant piloté par un ancien mineur. Si ce transport est quelque peu folklorique, ce n’est rien devant les descentes en toboggan par groupes de 4 ou 5. Parvenus au fond de la mine nous nous initions aux techniques d’extraction et de purification de «  l’or blanc ». Remontés à la lumière du jour après avoir récupéré les photos typiques, nous avalons un copieux repas avant de reprendre notre car pour gagner Salzsbourg qui signifie d’ailleurs village du sel.

20061002autriche img06Mozart dans sa villeHélas, parapluies et vêtements d’hiver (non prévus) auraient été fort utiles pour arpenter les rues de la ville sous la conduite de notre guide très couleur locale.

La basilique Saint-Pierre « est un havre où il fait chaud ». Mozart y naquit en 1756. Cette église baroque recèle de très beaux tableaux et un chœur fermé par des belles grilles en fer forgé.

Au sortir, nous nous dirigeons vers la célèbre Getreidegasse aux belles enseignes séculaires. Au n° 9, devant une petite place qui permet de prendre le recul nécessaire pour la photographier, s’élève la maison natale de W.A. Mozart. S’agissant cette année du 250ème anniversaire de sa naissance, les agences du monde entier ont organisé des séjours, avec concerts pour touristes amateurs de belle musique. Il y a donc foule pour visiter et notre guide sagement remet la visite au lendemain, et nous propose de déguster une boisson chaude dans un célèbre café tout proche. Après cette promenade un peu écourtée mais qui laissera quelques traces sur certaines voies aériennes supérieures nous gagnons notre hôtel.

Le lendemain 3 juin, nous sommes au seuil de la maison de Mozart. Notre guide (sans aucun doute bien connue dans cette ville) favorise notre entrée avant l’heure, nous permettant donc de faire une visite détaillée de la demeure et d’entendre de riches et nombreux commentaires sur la vie du génie. Mais le temps presse et c’est à marche quasiment forcée que nous traversons les jardins Mirabell pour retrouver notre chauffeur et son car. En effet notre déjeuner est prévu à l’abbaye de Melk et nous n’y serons qu’à 14 heures !

La découverte de cette abbaye inscrite au patrimoine de l’humanité est captivante tant on y découvr20061002autriche img07Groupe folklorique à Salzbourge des trésors artistiques. De la visite commentée par une jeune guide, possédant notre langue à la perfection, nous retenons surtout la bibliothèque et l’église abbatiale à la décoration somptueuse.

Nous continuons notre voyage par la Wachau (vallée du Danube). Les villages viticoles se succèdent, mais le Danube qui arrive au ras des chaussées est exceptionnellement menaçant pour la saison. L’essentiel est que notre route vers la capitale autrichienne ne soit pas coupée.

Nous voici à Vienne où un hôtel confortable nous attend. Au passage nous avons déjà appris qu’il existe plusieurs Danube (ancien Danube, nouveau Danube, Danube et canal du Danube) - pas facile de s’y retrouver !

Jacques Baute, ancien du CESTA, actuellement en poste à l’AIEA où il occupe un siège de Directeur nous fera le plaisir de partager notre dîner, au cours duquel, il évoquera son activité et celle de l’AIEA et ses anciennes missions en Irak. Mais il nous parlera aussi de Vienne et nous fera déguster un digestif typique.

Le 4 juin, nous partons pour la visite de la capitale de l’Autriche, où siègent de nombreux organismes internationaux. Notre guide, nous propose un parcours en car  qui nous permet de voir les principaux points d’intérêt de la cité. Et on se rend compte qu’ils sont très nombreux. Puis à pied, nous voyons la Hofburg et tout près l’imposante statue de Marie-Thérèse, la souveraine éclairée, sous le règne de laquelle Vienne connut un rayonnement mondial (supplantant Paris après Waterloo). Nous découvrons l’hôtel de ville et son beffroi, puis la crypte des capucins où sont ensevelis les Habsbourg. Les sarcophages en bronze avec une débauche de statues, rivalisent de beauté ; celui de Marie-Thérèse et de son époux François de Lorraine est de loin le plus impressionnant, alors que celui de Sissi, entre son mari François Joseph et son fils Rodolf, émeut la plupart du groupe. 

20061002autriche img08Hôtel de ville de VienneLa cathédrale Saint-Etienne dont la flèche domine la ville est remarquable par la juxtaposition des styles, roman sur la façade, gothique pour l’édifice, baroque pour ses décors intérieurs. Du sommet de la tour, on embrasse un panorama étendu de la ville, avec ses monuments et sa fameuse grande roue dans le parc du Prater (immortalisée par le film Le  troisième homme). Au pied de la cathédrale, débute le Graben, artère connue pour ses boutiques et sa colonne de la peste érigée en 1682 en remerciement à la Vierge pour avoir enrayé une épidémie de cette terrible maladie.

L’après midi est dédié à la visite du château de Schönbrunn et de son parc. Les appartements de l’Empereur François-Joseph et de son épouse Elisabeth sont ornés de multiples portraits de Sissi qui témoignent de l’Amour que l’empereur vouait à son épouse. L’influence extrême-orientale très en vogue à l’époque est omniprésente. La magnificence trouve son point d’orgue dans la grande galerie assurément inspirée de Versailles. Après le dîner, les deux groupes se retrouvent pour un concert au Kurtsalon. L’orchestre, bien entendu, interprète les grands classiques viennois avec les valses de Strauss qui permettent de gracieuses démonstrations de couples de danseurs et pour terminer la marche de Radetzky. Le 5 juin, lundi de Pentecôte, le calme règne sur la ville et nous pouvons, tout comme la veille, circuler sans problème avec notre car. Mais nous sortons très vite de la cité pour découvrir la fameuse forêt viennoise, avec Mayerling, lieu du drame vécu par Rodolf et Marie Vestera, puis le monastère de Heulingenkreuz (Sainte-Croix) ; nous déjeunons à Baden, charmante ville d’eau que nous sillonnons à pied après le repas. Au retour, à Vienne, la majorité du groupe visite la Hofburg et particulièrement les salles des trésors impériaux.

La journée s’achève par une sortie dans les vignobles de Grinzig. Nos deux groupes sont acheminés par deux petits trains à travers vignobles et collines d’où l’on découvre de très beaux points de vue sur la ville. Après quoi nous dînons dans une guinguette où deux musiciens nous invitent à pousser la chansonnette.

Le 6 juin, adieu l’Autriche, nous quittons Vienne à destination de Prague. L’entrée en territoire tchèque se fait sans problème, et un bref arrêt hydraulique après la frontière20061002autriche img09Les deux groupes se retrouvent à Grinzig nous montre clairement que ce pays a encore un certain retard à rattraper. Notre arrêt déjeuner à Slavkov (Austerlitz) dans un restaurant où Napoléon est à l’honneur, nous plonge tout de suite dans la fameuse bataille du 2 décembre 1805. Après le déjeuner arrosé de Pilsen, nous allons sur la colline occupée par la coalition où un musée évoque les péripéties de la bataille et le génie de Napoléon. Mais la surprise viendra de la butte où l’Empereur avait établi son PC. En effet nous y rencontrons un général Français, spécialiste de la bataille, qui tous les 2 décembre se trouve sur ce même lieu, il nous commente avec passion, le déroulement des opérations. Grâce à André Triffandier, qui nous avait distribué une étude documentée sur cet événement, nous pouvons suivre facilement les explications données.

Prague est atteint en fin de journée ; dans notre hôtel excentré, la chaleur est absente et la discipline très stricte - un peu difficile à supporter pour nous Français.

La visite du lendemain, sous le soleil enfin retrouvé, nous conduit dans la vieille ville. Là, rien de comparable avec la campagne tchèque évoquée plus haut : la ville est trépidante, la circulation intense, on sent la richesse retrouvée, nous sommes en occident.

Notre visite démarre dans l’ancien ghetto juif, avec ses synagogues séculaires et son vieux cimetière où les tombes enchevêtrées sont entassées sur 13 couches. Puis c’est la place animée où se pressent les touristes. En effet, les immeubles sont intéressants et de styles différents, les églises sont essentiellement baroques.

20061002autriche img10Le tombeau de VenceslasÀ 11 heures la foule s’agglutine devant l’hôtel de ville dont le jacquemart fait défiler les figurines des apôtres, d’un Squelette, de l’Avare et du Vaniteux…L’horloge résume la science astronomique.

Un peu de temps libre nous permet de monter au beffroi d’où l’on jouit d’un beau panorama sur la ville hérissée de clochers et dominée par le quartier du Château. La Vltava (Moldau) coupe la cité en deux. Le pont Charles, parmi les plus anciens ponts d’Europe, orné de 30 statues baroques, noires de pollution, réunit la vieille ville au quartier du château. C’est un haut lieu du tourisme et la foule s’y presse autour des marchands du temple… En fin d’après midi, nous pouvons faire du lèche-vitrine et repérer les magasins de cristaux de Bohème et, bien entendu, de cartes postales…

Le 8 juin, avant-dernier jour, est dédié à la visite du quartier du château. On y voit aussi bien les bâtiments de la présidence de la République que la cathédrale Saint-Guy, joyau de l’art gothique dont la porte d’or était l’entrée réservée aux souverains. À l’intérieur, le tombeau de Venceslas, débauche de statues recouvertes d’argent, témoigne de la richesse du Saint Empire romain germanique puis de l’Empire Austro-Hongrois. La ruelle d’or, à deux pas, est un enchaînement de minuscules boutiques où l’on propose bijoux et autres objet de l’artisanat local (peut-être made in China).

Avant le déjeuner, retardé pour cause d’encombrement au restaurant, nous avons l’avantage d’assister à la relève de la garde du palais Présidentiel et de se promener dans le parc qui surplombe la ville basse, ses clochers et en particulier le quartier de Mala Strana que nous visitons dans l’après midi.

C’est là que se côtoient ambassades, boutiques, restaurants donnant un charme particulier à ses rues et ruelles. Nous découvrons l’église Saint-Nicolas où le baroque une fois de plus triomphe. La journée s’achève autour d’un apéritif pris sur un belvédère qui offre un beau spectacle sur d’autres quartiers de Prague.

Incident pour le dernier dîner, rien n’est prévu pour nous ! Il faut une heure pour débloquer à coups de fax une situation liée à une lourdeur administrative rappelant un20061002autriche img11Le groupe devant la cathédrale Saint-Guy époque heureusement en voie de disparition.

Le 9 juin, après avoir chargé les valises, nous prenons la direction du monastère de Strathov fondé en 1140 ; remanié en style baroque, il conserve des témoignages romans. On y apprécie la très riche bibliothèque dont l’entrée baroque est ornée d’une statue de Saint-Norbert, fondateur de l’ordre des Prémontrés.

Enfin notre dernière visite sera pour le sanctuaire de ND de Loretta qui contient une copie prétendue exacte de la résidence de la Sainte-Famille à Nazareth que les anges auraient transportée à Loreto près d’Ancone en Italie. Dans la chapelle statue crucifiée de la Starosta (Sainte-Barbue). Le trésor riche d’objets lithurgiques dont le célèbre ostensoir aux diamants qui  pèse pas moins de 12 kg. Pas de photos SVP, un cerbère du genre vopo nous rappelle vertement à l’ordre. Au déjeuner nous saluons notre accompagnateur Henri (farouche anti-nucléaire que nous n’avons pas réussi à convaincre, mais auquel nous avons quand même remis un coquet pourboire) et nous prenons la direction de l‘aéroport pour un premier vol jusqu’à Munich où le temps de transit nous permet de voir sur écran géant installé dans le hall quelques évolutions des footballeurs germaniques opposés aux Costaricains. De retour sur Bordeaux nous survolerons la chaîne du Mont Blanc avant de déboucher sur les plaines d’Aquitaine. À l’an prochain.

Quelques photos

20061002autriche img13Jacquemart de Munich 20061002autriche img12Arbre de mai à Munich 20061002autriche img14Fraîcheur tyrolienne
     

20061002autriche img17Notre car tchèque20061002autriche img16Palais de Schönbrunn

20061002autriche img15Colonne de la Peste sur le Graben à Vienne

20061002autriche img18Marie-Thérèse à Vienne

20061002autriche img20Austerlitz
20061002autriche img21Commentaires éclairés à Austerlitz 20061002autriche img23Prague : le quartier du château vu du Pont Charles 20061002autriche img24Moment intime