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LILLE ET LA BELGIQUE

(18-24 mai 2010)

par Charles Costa

 

Le NOOOOORD, comme dirait Galabru, n’est pas à priori une destination enthousiasmante, et cependant nous sommes 27, prêts à affronter le légendaire crachin pour découvrir….le Manneken Pis.

Bien nous prend car le temps est on ne peut plus radieux (ciel bleu pendant tout le séjour du 18 au 24 mai 2010) et les découvertes multiples, originales enrichissantes...

Dans un premier temps, il faut tous nous rassembler, qui par avion, qui en voiture, qui par un train différent de celui du groupe ; le rendez-vous a lieu au Novotel au cœur de la capitale du Nord, d’où nous partons vite nous restaurer et tester nos premières incontournables frites.

Le tour en autocar nous donne un aperçu à la fois d’une ville au passé riche avec ses maisons et édifices typiques du nord et d’une cité qui a su maîtriser son développement en créant des espaces aérés, de larges avenues et des quartiers d’affaires fonctionnels tel qu’Euralille à deux pas des deux gares (Lille Europe, gare TGV reliée aux capitales européennes et Lille Flandres pour les TER et certaines liaisons vers Paris). Parmi les monuments découverts, le beffroi de la Chambre de Commerce, les restes du palais du Rihour qui abrite l’office du tourisme et la place Charles de Gaulle (enfant de la ville) où l’on peut voir la vieille Bourse, et aussi « le Furet du nord », fameuse librairie qui fut longtemps la plus grande de France . Par la façade de l’esplanade et le Boulevard Vauban, nous longeons le stade Grimonprez-Jorris et la citadelle, la première construite par Vauban. En remontant le boulevard de la liberté, nous découvrons le Palais des Beaux-Arts et la paroi de verre où il se reflète. Avec celui de Lyon, il se dispute la deuxième place après le Louvre pour la richesse de ses œuvres. Notre parcours s’achève après un arrêt photo Porte de Paris où l’Hôtel de ville et son beffroi de 104 mètres dominent la ville.

Il n’est que 17h30 et chacun s’égaye à sa guise, pour une découverte à pied, ou simplement pour déguster une bière à la « maison des brasseurs ».

Le soleil rayonnant incite naturellement les Lillois à flâner dans les rues qui sont particulièrement animées ainsi que les terrasses bondées.

Le 19 matin, c’est à pied que nous partons pour une visite guidée de Lille : en franchissant la passerelle surplombant les voies ferrées de « Lille Flandres », nous atteignons le quartier Euralille, centre d’affaires et de commerces dominé par quatre tours identiques, desservi par le métro automatique et de nombreuses lignes d’autobus ce qui n’exclut pas pour autant les cyclistes qui nous paraissent plus téméraires qu’à Bordeaux (question d’habitude sans doute). Notre circuit retourne vers le cœur de la cité et notamment le Vieux-Lille. La place du Théâtre et son Opéra de style néoclassique, la Chambre de Commerce construite au début du 20e siècle pour remplacer la Vieille Bourse devenue trop exigüe pour abriter les services d’une industrie en plein essor, (cette Vieille-Bourse, aujourd’hui encore le plus beau monument de la ville est de fait la juxtaposition de 24 petites maisons qui abritaient les différentes corporations ; la cour intérieure est dédiée aux bouquinistes qui ouvrent leurs étals chaque jour à midi), le rang du Beauregard, ensemble de maisons construites au 17e avec des règles d’harmonie qui représentent la synthèse du style français de ce siècle.

 Lille : la Vieille Bourse

Nous empruntons maintenant des rues étroites aux noms évocateurs, bordées de maisons de style nordique, rue de la grande chaussée, rue des chats bossus…, et nous atteignons l’hospice et l’îlot Comtesse, appelés ainsi car la fondatrice, Jeanne de Constantinople était Comtesse de Flandres en 1237 quand elle le fit construire pour le salut de son mari Ferrand de Portugal fait prisonnier à Bouvines. Nous n’avons pas pu y pénétrer, la salle des malades notamment étant fermée. Notre Dame de la Treille qui domine le quartier est notre prochain arrêt : sa façade revêtue de plaques de marbre blanc révèle de l’intérieur une couleur rosée par transparence et la rosace moderne et très colorée resplendit au soleil du matin. C’est depuis 1913 et la création de l’évêché de Lille la Cathédrale ; sa façade hardie fut inaugurée en 1999.

Nous revenons par la rue Esquermoise en passant devant la pâtisserie « Meert » pour gagner la place de Gaulle au centre de laquelle se dresse la colonne de la Déesse, érigée en mémoire du siège de Lille par les Autrichiens en 1792 et de la résistance de la ville qui fut saluée par la Convention. Sur cette place se trouve aussi le bâtiment de la grande garde qui servait à loger les soldats du guet et au fronton duquel brille le soleil du Roi Louis XIV.

Après le déjeuner, notre car de luxe nous conduit à Tournai première ville belge de notre séjour. Tournai qui fut si longtemps française est chargée d’histoire et c’est au cours d’un diaporama organisé par l’Office de Tourisme que nous en survolerons les Tournai : Cathédrale et beffroicirconvolutions entre Autriche, Espagne et naturellement Bourgogne et France. Capitale religieuse de la Flandre pendant plus de mille ans notamment sous l’influence française elle se développa et se dota de monuments remarquables : Le Pont des Trous sur l’Escaut est un vestige de l’architecture médiévale ; la Cathédrale Notre-Dame aux cinq tours date du 12e siècle, sa nef et le transept sont romans alors que le chœur est gothique ce qui témoigne de la durée des travaux de cet édifice gigantesque en pleine restauration. La façade, bien que partiellement occultée par les échafaudages, nous laisse cependant entrevoir des sculptures qui rappellent la Cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle. Des vitraux aux couleurs inimitées nous sont commentés de façon impromptue par un tournaisien amoureux de sa Cathédrale.

Juste après avoir traversé un pont à pied, nous assistons à la montée du tablier pour laisser le passage à un chapelet de péniches qui sillonnent l’Escaut. Et chacun d’entre nous évoque le futur éventuel pont-levant de Bordeaux !

Mais Tournai, c’est aussi son beffroi le plus ancien de Belgique, et la Halle aux Draps sur la Grand Place bordée de maisons aux façades dominées par des toits en escalier. Le soleil inonde cette place où les terrasses de cafés qui ont envahi le macadam regorgent de Tournaisiens ou de touristes attablés devant des bières dont la fameuse bière de Tournai que nous nous ferons un plaisir de tester. Une grande roue installée là permet à ceux qui y monteront de prendre de la hauteur pour photographier les monuments sous un angle inédit !

Le retour par quelques petites routes nous conduira à Toufflers, village frontière où l’un d’entre nous vécut les premières années de sa vie auprès d’un papa inspecteur des douanes. Il apprécia avec beaucoup d’émotion que le guide et le chauffeur du car aient accepté ce détour pour lui permettre de revenir en ce lieu et revoir la maison de son enfance maintenant lointaine…

Le 20 mai nous partons pour Bruges, la petite Venise du Nord. Ceinturée par des canaux, c’est pour ainsi dire une ville musée que nous visiterons à pied. Il nous faut dans un premier temps faire preuve d’agilité pour nous hisser dans un moulin à vent. Ici, c’est l’ensemble de la structure qui s’oriente au vent et non pas seulement le toit et les ailes comme on en voit en France. Cela explique qu’il nous faille accéder au-delà du pivot par une échelle « de meunier » quelque peu vertigineuse. Bruges, cité ouvrière

Puis nous pénétrons dans l’enceinte de la ville par une porte sculptée, la porte Sainte-Croix, pour atteindre très vite l’église Sainte-Anne : outre son jubé de marbre, il nous faut remarquer les sculptures baroques en bois des confessionnaux. C’est à pied que l’on se rend le mieux compte (mis à part l’école de l’Europe) de l’harmonie architecturale de certaines rues que nous longeons ; il se dégage une impression de calme et de sérénité de cette promenade jusqu’au débouché sur la grand place (Markt) résolument dédiée au tourisme…

Il faut bien reconnaître que ses différents côtés sont intéressants : on y trouve un ensemble de maisons de style flamand dont la maison Bouchotte et la maison Craenenburg où fut emprisonné Maximilien d’Autriche en 1488. Côté est on découvre le siège du gouvernement régional et la poste, tous deux construits en style néo gothique flamboyant, au sud de la place, le beffroi haut de 84 mètres et les halles, construction où domine la brique. Sur la place de l’hôtel de ville, se trouve la basilique du Saint-Sang dans laquelle nous pénétrons pour une visite rapide qui nous laisse toutefois le temps de vénérer la relique.

Au déjeuner dans une cave, l’amabilité n’étant pas de rigueur, il ne nous est pas possible pour une fois de remplacer le vin du menu par une bière ! (Est-ce parce que nous sommes des francophones en pays de Flandres ? ) Nous poursuivons notre tour de ville en bateau sur les canaux, ce qui nous permet de découvrir d’autres curiosités, quelquefois vues de l’arrière : l’ancien hôpital Saint-Jean, le béguinage, la maison des écluses, la seule brasserie qui subsiste encore à Bruges, le plus vieux pont de pierres du 13e siècle, la statue du pont ours, le pont du roi…Il y a de quoi faire avec les 17 églises, les 43 ponts et les 5 km de canaux ! Mais il nous faut reprendre la marche pour découvrir d’autres monuments ou maisons typiques dont les murs en double épaisseur permettent, si l’on peut dire, une climatisation par circulation d’air entre les parois. C’est ensuite la visite de l’église Saint-Sauveur qui recèle les splendides mausolées de Charles le Téméraire et de sa fille Marie de Bourgogne. Dans cette église où trônent les statues des apôtres, une chaire baroque en bois sculpté est véritablement une débauche de personnages et d’angelots ; dans un bas-côté, une adorable Madone à l’enfant de Michel-Ange en marbre. Dans le chœur, au-dessus des stalles, figurent les blasons des chevaliers qui participèrent en 1468 au 2e chapitre de la Toison d’or.

À côté de l’église, s’élève le musée Saint-Jean que notre guide, passionnée de Memling, nous fera découvrir ou redécouvrir par ses commentaires très éclairés ; les œuvres majeures de ce primitif flamand présentes ici sont une Vierge à l’enfant et les miniatures de la chasse de Sainte-Ursule. Notre visite de Bruges s’achève après quelques minutes de temps libre (achat de dentelles) et la traversée du béguinage où nous ne verrons pas de Sœurs Bénédictines qui y demeurent cependant toujours.

Les distances en Belgique sont relativement courtes, ce qui nous permet de rejoindre en moins d’une heure notre hôtel à Gand.

21 mai. Cette journée est consacrée à la visite de Gand (Gent en flamand), ville de 230 000 habitants, située au confluent de l’Escaut e de la Lys, centre touristique de premier plan.

Nous commencerons par la cathédrale Saint-Bavon de style gothique qui vit le baptême de Charles Quint. À l’intérieur, outre une chaire de style rococo en chêne sculpté, on retiendra surtout l’œuvre majeure des frères Van Eyck, l’adoration de l’agneau mystique. Ce polyptique de 12 tableaux, tous d’origine, sauf un seul volé et jamais retrouvé, est conservé dans une chapelle spécialement aménagée. Pour causes de restauration, nous aurons les commentaires de la guide devant une maquette et nous pourrons cependant apercevoir l’œuvre originale au travers d’un rideau. De la place Saint-Bavon où s’opèrent d’importants travaux (comme dans toute la ville qui est un véritable chantier, non sans rappeler ce que nous avons récemment vécu à Bordeaux) nous avons un belle vue sur le beffroi et la Halle aux draps (laquelle rappelle l’époque florissante de la ville dès le Moyen-Âge). Un peu plus loin, nous débouchons sur la place où trône la statue de Van Artevelde qui sut, quand les Français mirent l’embargo sur l’industrie drapière, se tourner vers l’Angleterre et ainsi sauver la ville de la catastrophe. On voit toujours l’immeuble appartenant au syndicat des tisserands. Sur ce lieu, le marché actif nous permet de constater que l’immigration n’est pas un phénomène exclusivement français.

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Nous poursuivons cette visite dans la ville natale de Charles Quint par les quais de l’ancien port. Le Quai aux Herbes et le Quai au Blé, l’un comme l’autre bordés des maisons des corporations impliquées dans le commerce opulent à l’époque. Mais déjà on n’oubliait pas de percevoir l’impôt sous quelque forme que ce fût et la maison du percepteur est bien entendu en bonne place. En nous rendant au restaurant, non loin de ce cœur hyperactif, nous longeons la maison de la viande de même que celle du poisson, aujourd’hui vouées à de tout autres fonctions.

Nous ne pouvons quitter cette ville trépidante sans visiter le château des Comtes, demeure forteresse s’élevant sur plusieurs niveaux que nous escaladons plus ou moins allègrement. Du donjon, une superbe vue nous est offerte, les clochers et beffroi nous montrent qu’effectivement cette cité fut déjà naguère de première importance, rivalisant même avec Paris, ce qui autorisait Charles Quint à dire : « Je mettrai Paris dans mon Gand ».

17h, départ à destination de Bruxelles que nous atteignons en une heure de car. Notre hôtel étant situé dans l’hyper centre, il faut de longues minutes à notre chauffeur pour nous conduire au plus près possible. En effet, le Novotel sur lequel nous avons choisi de nous installer, quoiqu’un peu plus cher, nous met à pied d’œuvre pour les visites des plus hauts lieux de cette capitale européenne.

Ainsi dès notre arrivée, nous prenons la direction de la fameuse « grand place » où une foule de touristes admirent ce décor de théâtre dominé par le majestueux Hôtel de ville. En face, la Maison du Roi et tout autour les maisons des corporations qui rivalisent de décorations rappelant leur appartenance ou résumant une anecdote qui s’y passa. Après le dîner, la tentation est trop grande de se promener encore pour flâner devant les boutiques de chocolat, boire une bonne bière, dans un décor légendaire comme à « La mort subite » ou bien entendu découvrir le Manneken Pis dans sa nudité. Bruxelles : le groupe devant l'Atomium

 

 

22 mai. Dès le lendemain, notre guide nous propose un tour de ville panoramique en car, après qu’à pied nous nous rendîmes pour la visite de la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, où de très beaux vitraux selon les cartons de Van Orley ainsi qu’une chaire sculptée de bois et de marbre, retiennent notre attention. Le car nous emmène ensuite dans le quartier de Laekken où au milieu d’un immense parc se tient la demeure royale que nous ne verrons pas. Par contre un pavillon chinois très décoré n’est pas sans rappeler celui du parc Montsouris à Paris. Nous débouchons enfin sur l’esplanade dominée par le fameux Atomium (concurrent du Manneken Pis comme symbole de cette ville). Rappelons que cet atome géant fut construit pour l’exposition universelle de 1958, et qu’effectivement non seulement il ne fut pas détruit mais bien entretenu et même restauré récemment, ce qui lui donne cet aspect rutilant devant lequel notre groupe ne manque pas de poser.

De là nous allons vers les Arches du Cinquantenaire, monument construit pour célébrer le cinquantième anniversaire de l’indépendance de la Belgique. En montant jusque sur la terrasse d’où l’on domine toute la capitale, nous traversons des salles avec armures et armes de toutes espèces. Au sommet est érigé un quadrige moins chargé d’histoire que celui que nous avons rencontré sur la basilique Saint-Marc il y a trois ans. Nous longeons le palais de l’Europe et notre car s’arrête près d’une immense église que nous n’avons guère envie de visiter vu l’appel lancé par nos estomacs.

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Et, surprise, c’est au sous-sol de l’édifice que se trouve le point d’intérêt… Un restaurant y est en effet aménagé, et nous y dégustons un repas copieux, de surcroît animé par des tours de chants d’un groupe qui prépare manifestement le prochain spectacle des lieux. L’après midi et en toute liberté, nous assistons à un défilé monstre dit la parade « déjantée ». Et déjantée, elle l’est cette parade… Pour nos amis belges, ce genre de manifestation est presque monnaie courante dans cette ville qui de toute évidence aime à s’amuser. Puisque nous sommes tout près, nous disons un dernier adieu à la petite statue pour découvrir que le Manneken Pis a revêtu l’un des très nombreux habits qui lui ont été offerts au cours des temps…

23 mai. Notre avant dernier jour de voyage est dédié le matin à la visite du quartier des Sablons. Tout d’abord un arrêt à l’église Notre-Dame des Sablons permet de mesurer l’importance de l’art gothique brabançon qui est du plus pur style flamboyant. Dans cette église très décorée, nous remarquons les très beaux vitraux. À deux pas, se trouve le Square du Petit Sablon, plein de finesse, au milieu duquel se dresse un monument à la mémoire des deux comtes exécutés Egmond et Horne, alors que la grille qui l’entoure est ornementée de 48 statues représentant les différentes corporations que nous nous efforçons de deviner.

 

Avant le déjeuner nous descendons au quartier des Marolles où se tient un grand marché aux puces et nous nous inclinons devant la sépulture du grand peintre Bruegel l’ancien. Le repas pris à l’hôtel est suivi de la visite d’une fabrique de chocolats qui se trouve à 20 mètres. On peut assister à la fabrication de Manneken Pis ou autres objets et nous initier à cet « art ».

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La place royale où trône la statue équestre de Godefroy de Bouillon est située à côté des musées royaux où la guide nous décrira les plus fameuses œuvres, de peintres flamands bien sûr, mais aussi de célébrités internationales et notamment françaises comme les impressionnistes.

 

 

24 mai. C’en est fini de Bruxelles car l’ultime journée de notre séjour est arrivée. Elle nous conduira au château de Belœil qui appartient aux Princes de Ligne. Mais comme nous passons à proximité, notre guide accepte de satisfaire notre demande de détour vers « La morne plaine » de Waterloo. Si nous voyons en effet la vaste étendue où se déroula la bataille qui fut fatale à Napoléon, nous sommes surtout surpris de découvrir une haute colline au sommet de laquelle trône un lion qui marque le lieu où le Prince d’Orange fut blessé.

 

Belœil est un château intéressant par la richesse de ses collections notamment les tapisseries. Elles nous sont présentées par une descendante de la famille de Ligne. Puis nous embarquons à bord d’un petit train pour faire le tour du parc du château tout baigné de verdures et de petits cours d’eau qui débouchent vers les douves de la demeure où pullulent d’énormes carpes. Après le déjeuner pris sur place, nous regagnons à Lille, qui l’aéroport, qui le train pour se retrouver peu avant minuit gare Saint-Jean à Bordeaux où nous nous séparons en pensant déjà au prochain voyage.