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Voyage au Portugal

12-21 septembre 2004

 par Charles Costa

Avec ses 10 millions d'habitants et ses 89 000 km², s'il fait encore aujourd'hui figure de petit d'Europe, ne nous y trompons pas, en effet, ce pays produit de gros efforts de développement, dans l'espoir peut-être de recouvrer sa splendeur passée du temps des caravelles qui partaient à la découverte du monde.

Outre Henri le Navigateur, Vasco de Gama, Magellan, Manuel 1er, Camoes, le Portugal est un pays de travailleurs. N'en avons nous pas la preuve à travers ces confréries de maçons qui avec les italiens, participèrent à la reconstruction après guerre de notre pays.

Les Portugais modernes ont hérité de leurs ancêtres, la nostalgie du temps des découvertes qui s'exprime à travers le Fado, et l'art de reconstruire, quand on doit se relever d'un tremblement de terre comme celui qui frappa le pays en 1755.

C'est donc vers ce peuple que l'ARCEA a décidé de mieux connaître, quand le 12 septembre à 6 heures du matin 4920040912portugal 02Groupe sur la Plaza Mayor (Salamanque) membres et amis de notre section embarquent dans ce "Pullman d'Aquitaine" peint à la gloire des jeunes sportifs ( que nous ne sommes hélas plus !)

Les retraités ayant, dit-on, tout leur temps, nous en profitons pour faire étape dans la ville espagnole de Salamanque. Notre hôtel est situé à 2 km du centre ce qui n'empêche pas les plus courageux de partir le soir même de l'arrivée découvrir la Plaza Mayor et les nombreux monuments voisins. Bien leur en a pris car la fête bat son plein et le soleil du soir illumine la pierre blonde des édifices et accentue le chatoiement des vêtements colorés de la foule présente.

20040912portugal 04SalamanqueLa visite guidée du lendemain matin, nous permet de découvrir les cathédrales de la ville et surtout sa prestigieuse université (une des plus vieilles d'Europe) qui a su conserver à travers les siècles des traditions comme celle qui voulait qu'après leur réussite aux examens, les étudiants aillent toréer et inscrivent avec le sang du toro leur succès sur les murs de l'université.

Nous sommes particulièrement intéressés par la bibliothèque et par une salle de cours où le confort très rudimentaire des bancs et pupitres taillés à la hache ne décourageait pas ceux qui voulaient s'instruire.

La pierre des cathédrales et des bâtiments à arcades de la Plaza Mayor, bien que n'ayant plus ce relief exacerbé par le soleil de la veille, nous révèle cependant une profusion de sculptures où trônent les rois catholiques.

Il est midi, alors que nous devions quitter Salamanque à 11 heures, quand nous nous installons dans notre vaisseau à quatre roues et que le décompte systématique des présents nous montre   (oh angoisse) que 2 impétrants sont perdus... heureusement vite récupérés.

C'est dire si les estomacs sont affamés quand après plus de trois heures passées à travers la meseta et ses troupeaux de toros, et au milieu des escarpements granitiques portugais  nous atteignons Coimbra où Francesco, notre guide accompagnateur à travers le Portugal, nous attend pour le déjeuner.

Après un repas très apprécié, nous partons à la découverte de cette ville qui fut autrefois capitale du pays. C'est depuis l'esplanade de l'église Sainte Isabelle que nous avons le meilleur panorama sur la cité dominée par l'université.

20040912portugal 26Étudiants à CoimbraComme à Salamanque en Espagne, c'est ici à Coimbra que les érudits portugais furent formés de 1308 à 1911. Coimbra, qui n'est plus, depuis, la seule université du pays, reste cependant et de loin la plus réputée. Nous y croisons des étudiants revêtus d'une cape noire agrémentée d'écharpes ou de badges de couleur qui désignent l'appartenance universitaire. Ils peuvent être fiers ces étudiants car le roi Jean V créa ici  une bibliothèque extraordinaire pour impressionner les souverains étrangers alors que lui même n'éprouvait aucun attrait pour la lecture ! Construite au début du XVIIIe siècle comme beaucoup d'autres monuments portugais grâce à l'or gagné par le commerce avec les colonies, elle recèle trois salles qui contiennent 30 000 volumes rangés au milieu des bois précieux, du marbre et des ors. 300 000 volumes sont stockés dans les sous-sols et au total 4 millions sont détenus par l'université. Les plus anciens datent du XIIe siècle.

Vers 17 heures trente nous quittons Coimbra à destination de notre hôtel à San Pedro de Moel en bord de mer. La route traverse une immense pinède qui nous rappellerait des paysages familiers si la route n'était pas aussi tortueuse.

Tristesse de constater un temps pluvieux et obscur en ce matin du 14 septembre qui20040912portugal 24Groupe sous la pluie à Fatima va nous conduire tout d'abord à Fatima, lieu des six apparitions de la Vierge à trois jeunes bergers en 1917. A l'abri de nos parapluies nous découvrons la basilique depuis la vaste esplanade qui reçoit jusqu'à 80 000 pèlerins, les 13 avril et 13 octobre. Comme pour le miracle si souvent évoqué, le ciel daigne s'éclaircir  et le soleil enfin brille. Nous nous approchons du sanctuaire que certains pèlerins sous nos yeux atteignent après une longue progression à genoux (la plupart quand même avec des protections). Là, dans une débauche d'ors , de céramiques, de marbre sont abrités les tombeaux de Francisco et Jacinta décédés en 1920 alors que Lucia, leur cousine, vit toujours dans un monastère  à Coimbra . C'est elle qui confia au pape Jean Paul II les trois prédictions de la Vierge (Première Guerre Mondiale, montée et chute du communisme, attentat contre le Saint Père en 1981). (Soeur Lucia est décédée depuis que ces lignes ont été écrites, début février 2005.)

De Fatima, nous gagnons  Batalha pour visiter son monastère construit à la fin du XIVe siècle en commémoration de la bataille d'Aljubarrota qui vit la victoire en 1385 des troupes portugaises sur les Castillans, assurant ainsi l'indépendance du Portugal.

Ce monastère compte parmi les chefs d'oeuvre de l'architecture portugaise où le style manuelin vient se greffer sur le gothique. Son portail d'une rare exubérance en est un brillant exemple.
Nous retenons de cette visite, les tombeaux de Jean 1er  qui fit construire l'édifice, de son épouse Philippa de Lancaster et de leurs quatre fils dont Henri le Navigateur. Le cloître royal et ses colonnettes finement ciselées, la salle capitulaire dont la voûte est particulièrement hardie et qui renferme la tombe du soldat inconnu gardée par deux militaires et les chapelles inachevées aux décors manuelins ont suscité notre intérêt, d'autant que ce monument représente quelque chose de fort pour le peuple portugais.

Nous quittons Batalha à regret tant on aurait voulu s'attarder à analyser les détails architecturaux, mais notre programme nous conduit vers un tout autre lieu, le village de20040912portugal 11La plage de Nazaré vue du Sitio pêcheurs et station balnéaire de Nazaré. Nous déjeunons dans un restaurant de poissons, dominant la plage, avant que l'heure de quartier libre nous autorise quelques flâneries,en bord de mer où sèchent les sardines en plein air, aussi bien que dans la ville où notre quête de timbres poste, s'avère toujours aussi infructueuse. Nous n'aurons pas le loisir d'emprunter le funiculaire pour atteindre le Sitio, mais notre "pullman d'Aquitaine" y suppléera.

Du haut de cette falaise avec ses rochers en surplomb, on domine le village de Nazaré. Le nom viendrait d'une statue de la Vierge rapportée ici au IVe siècle par un moine de Nazareth. C'est là que la légende situe l'intervention de Marie qui sauva en 1182 Dom Finas Rupinho en évitant qu'il saute dans le vide avec son cheval alors qu'il poursuivait un cerf (incarnation du démon).

Une minuscule chapelle tapissée d'azulejos en entretient le souvenir. Après avoir fixé dans la mémoire de nos appareils numériques les fameux sept jupons superposés autrefois portés par les femmes des pêcheurs et aujourd'hui par des roumaines en quête de quelques euros... nous quittons Nazaré.

Cette journée déjà bien remplie s'achèvera par la visite du monastère cistercien de Alcobaca. Cet édifice inscrit par l'UNESCO au patrimoine de l'humanité, présente l'austérité caractéristique de l'ordre de Cîteaux, aussi bien à l'intérieur de l'église que dans le cloître - le plus grand du Portugal - La façade remaniée aux XVIIe et XVIIIe siècles domine une vaste place, en chantier de recomposition lors de notre venue.

A l'intérieur de l'édifice,  nous admirons les tombeaux de Dom Pedro I et de la reine Ines dont les amours tourmentées ont inspiré la Reine morte de Montherlant.

Il faut dire que cette journée nous aura présenté un assortiment architectural le moins que l'on puisse dire, varié : style néo-classique du XXe siècle à Fatima, style gothico manuelin de Batalha et enfin le gothique d'Alcobaça.

20040912portugal 15Bougainvillées à ObidosAprès le dîner pris à l'hôtel de San Pedro de Moel, un groupe (les hommes en tenue de pécheurs, les femmes en jupons colorés), entraîne la quasi totalité d'entre nous dans des danses folkloriques et dans une farandole endiablée.

Le 15 au matin, nous quittons notre hôtel direction Lisbonne.

Notre guide Francisco, nous a réservé une surprise en décidant de nous arrêter à Obidos. Et quelle surprise de découvrir cette petite ville entourée de murailles construites par les arabes, à l'intérieur desquelles se pressent des maisons blanches aux contours soulignés de vives couleurs et abondamment décorées de géraniums, bougainvillées, chèvrefeuilles.

Cette halte permet à certains de faire du shopping alors que d'autres plus téméraires admirent le panorama du haut des murailles crénelées et du château.

Mais Lisbonne est tout près et nous atteignons les faubourgs puis le coeur de la ville en peu de temps.

Nous commençons par la découverte du parc des Nations, quartier construit pour20040912portugal 06Groupe dans l'Alfama l'exposition universelle de 1998 et dont on a conservé quelques pavillons. Puis c'est à pied que nous partons gravir une colline. Notre première halte est réservée à la SE (Sua Eminence) c'est à dire la cathédrale, dédiée à la Vierge Marie, comme toutes les cathédrales du pays. Puis nous nous dirigeons vers le château Saint-Georges d'où l'on peut jouir d'un panorama splendide sur la ville qui se mire dans le Tage. Le retour à travers le quartier pittoresque de l'Alfama nous permet de pénétrer dans le Portugal populaire en cheminant dans ses venelles étroites, empruntant les escaliers, pour découvrir des maisons fleuries avec balcons en fer forgé, entourant des placettes où les lisboètes aiment à se réunir pour partager le repas de poissons grillés sur le barbecue installé à demeure... Si ce quartier a pu conserver son caractère, c'est qu'il a été épargné par le terrible tremblement de terre de 1755.

20040912portugal 07Lisbonne : cloître Saint JérômeEnfin nous débouchons sur la place du commerce où nous attend notre chauffeur qui nous conduit au restaurant en traversant les quartiers bien ordonnés de la Baixa (basse ville) reconstruits après 1755 sous la baguette du marquis de Pombal. Celui-ci est honoré par une des plus belles places de la ville, près de laquelle nous prenons un déjeuner sympathique animé par des serveurs fantaisistes.

Notre découverte de Lisbonne se poursuit dans le quartier de Belem (Bethléem) avec le monastère des Hiéronymites dont la construction débuta en 1502 à l'initiative du roi Manuel 1er. C'est le monument le plus typique du style manuelin, érigé avec l'argent de deux caravelles de poivre ! Il glorifie les grandes découvertes. Ce style se caractérise par une profusion de moulures rappelant la vie des navigateurs (à travers des motifs marins, cordages, chaînes d'ancre, câbles, mâts, ... mais également épis de maïs, artichauts: nourriture fraîche emportée par les marins pour éviter le scorbut).

L'église Santa Maria est impressionnante par ses dimensions et la décoration intérieure, notamment des piliers. Elle20040912portugal 10La Tour Belem renferme les tombeaux des rois Manuel 1er et Jean III, de Vasco de Gama et du poète Camoès. Le cloître à deux étages illuminé par le soleil couchant revêt une teinte dorée où les ombres mettent en relief la débauche de sculptures.

À deux pas, dans le palais de Belem, nous visitons le musée des carrosses, le plus riche au monde qui renferme entre autres des chefs-d'oeuvre du baroque italien.

Un peu de temps libre est mis à profit pour une promenade sur les bords du Tage pour admirer le monument des découvertes et la tour de Belém (sentinelle du port) que nous n'aurons malheureusement pas le temps de visiter car le soir tombe et il nous faut gagner notre hôtel à Estoril.

20040912portugal 25SintraLe 16 septembre départ pour Sintra. Cette admirable petite ville est bâtie dans un relief tourmenté, classé au patrimoine mondial de l'humanité. Pendant des siècles des monarques y ont séjourné et aussi des artistes, des écrivains comme Lord Byron. Le palais national est le seul survivant des palais royaux du Moyen Âge. Fréquenté dès l'époque de la reconquête chrétienne, il ne doit cependant son aspect actuel qu'aux rois Jean 1er et Manuel 1er (XIVe et XVe siècles). Ébranlé par le tremblement de terre de 1755, il fut reconstruit à l'identique. Orné d'azulejos, il lança la mode de ces céramiques dans tout le Portugal.

On retiendra des nombreuses salles visitées:- la salle des blasons de la plus haute noblesse de l'époque de Manuel 1er où les murs sont revêtus d'un bel ensemble d'azulejos du XVIIIe siècle.

    - la salle des pies, ornée de 136 de ces volatiles, symboles des commères de la cour qui jasaient à propos d'une infidélité de Jean 1er à sa reine.

    - l'extraordinaire cuisine alimentée par l'eau qui descend de la montagne et surtout caractérisée par ses deux cheminées coniques monumentales devenues le symbole même de la ville.

Après quelques emplettes de gâteaux à base de fromage blanc et cannelle notre chauffeur nous conduit au restaurant 20040912portugal 16Le groupe à Cabo Roca des chèvres. De là nous gagnons le Cabo da Roca (cap le plus à l'ouest de l'Europe) ou l'ARCEA-CESTA se voit décerner un diplôme pour cette découverte et où les photographes retrouvent sous un soleil radieux les mêmes roches escarpées que nous visitions dans la presqu'île de Crozon quand nos missions nous acheminaient à l'île longue.

Au retour vers Estoril nous faisons halte à Cascais, port et station touristique très prisés, comme cette côte depuis Lisbonne.

Estoril, célèbre aujourd'hui par son circuit formule 1 (momentanément abandonné pour raisons de sécurité) est surtout la villégiature des têtes couronnées d'Europe (notre hôtel est situé face au palais de Michel de Roumanie) et le siège d'un casino impressionnant, propriété d'un chinois de Macao.

20040912portugal 17Le Douro à PortoLe soir on sort pour dîner à la Casa do Fado : chanteuses et chanteurs se succèdent sur l'estrade minuscule et nous charment par leurs mélodies empreintes de tristesse. Mais nous sommes surtout subjugués par les prouesses d'un guitariste squelettique qui fait corps avec son instrument dont il extrait des mélodies  envoûtantes. Chacun achète un CD en souvenir de cette soirée marquante..

Le lendemain vendredi 17 septembre nous partons pour une étape de 250 km vers Porto. L'arrivée aurait pu mal se terminer sans la réaction rapide de Francisco qui immobilise le car alors que notre chauffeur est victime d'un malaise.

Grâce à notre agence, cet épisode malheureux ne perturbe en rien notre voyage et nous nous retrouvons bientôt attablés au restaurant Tripeiro. Puis nous partons à la découverte de la ville de Porto, avec l'église San Francisco et son magnifique arbre de Jessé, la Bourse et sa curieuse salle arabe.

Mais il faut bientôt passer aux choses sérieuses et s'engouffrer dans les caves des établissements Osborne où une guide française nous initie à l'art du vin de Porto... Chacun d'entre nous ayant bien retenu qu'une bouteille de Vintage doit être impérativement bue dans la foulée..., avec quarante neuf gosiers plus deux guides plus un chauffeur, nous n'avons guère de mal à suivre le conseil en dégustant nos trois verres de ce breuvage, lequel est surtout destiné à l'exportation (Grande Bretagne notamment).

Le dîner "amélioré" Chez Lapin, sur les quais du vieux Porto est suivi par quelques pas de danses sur le macadam dans une ambiance festive.

Samedi matin, quartier libre. L'hôtel Fénix très confortable se prête parfaitement à une grasse matinée.

Le déjeuner croisière sur le Douro nous fait passer ensuite une heure trente des plus  agréable à bord de l'Abrikok qui nous emmène en amont et en aval da la ville de Porto.

Débarquement, puis départ pour Braga. Avant sa découverte nous visitons l'église de Bom Jésus Do Monte, bien connue pour son20040912portugal 19Croisade sur le Douro escalier chargé de toute une symbolique. En ce samedi ensoleillé une foule de Portugais visite ce haut lieu attestant de la foi chrétienne de ce peuple.

À Braga même, nous découvrons au cours d'une promenade à pied, églises et palais, ayant appartenu aux autorités ecclésiastiques qui se sont succédées en cette ville, (la troisième en importance au Portugal) considérée comme le principal centre d'études théologiques du pays et qui s'enorgueillit du titre de Rome Portugaise. C'est là que nous rencontrons le fameux coq de Barcelos, emblème touristique du Portugal. Ce gallinacé sauva la vie d'un pèlerin de Saint-Jacques au Moyen Age. Celui-ci fut accusé d'un vol à Barcelos et pendu mais resta vif. Les parents de retour de St Jacques rapportèrent ce dernier fait au juge lequel ne voulut croire la chose que si, déclara-t-il, le coq rôti apporté sur sa table se mettait à chanter. Stupéfiant, l'animal battit des ailes, fit son cocorico et alors le pendu fut dépendu.  C'est ainsi que le coq est devenu 20040912portugal 27Le groupe à Saint-Jacques de Compostelleun symbole de liberté qu'arboraient notamment les opposants à Salazar.

C'est au retour que nous nous séparons de Francisco, notre guide érudit qui nous a dévoilé le Portugal sous tous ses aspects.

Dimanche 19 Septembre. Nous quittons le pays pour un voyage de retour à étapes. Tout d'abord arrêt déjeuner à Padron, puis visite de Saint Jacques de Compostelle. Le guide local nous conduit au coeur de la cité vers cette cathédrale mythique, but de milliers de pèlerins de tous les continents venus ici pour se recueillir devant les reliques de Jacques le Majeur.

De la grande place nous admirons la façade décorée de la cathédrale avant de pénétrer par le portail de la Gloire, œuvre du maître Matteo (peut-être d’origine française) considérée comme la plus précieuse de l’architecture et de la sculpture européenne de la fin du XIIe siècle. Le Botafumeiro (encensoir géant) balancé par huit hommes est mis en oeuvre pour certaines cérémonies. Par l'abside on peut pénétrer sous l'autel où sont exposées les reliques du Saint et de ses disciples ce qui explique la longue file de fidèles attendant leur tour pour s'y prosterner. Saint Jacques est le patron de l'Espagne comme Saint Antoine (natif de Lisbonne et non de Padoue) est le patron du Portugal.

Lundi 20 septembre, nous quittons Padron où nous avons passé la nuit, à destination de Gijon pour un déjeuner copieux servi par une seule jeune fille particulièrement efficace. Prochain arrêt, Santillana del Mar, sur la côte cantabrique. Village médiéval, un des plus beaux d'Espagne. Visite libre, on peut s'attarder dans le cloître de la collégiale aux chapiteaux romans finement sculptés et devant des demeures nobles dont ce Parador qui évoque Gil Blas, oeuvre de Lesage, inscrite de notre temps au programme de Seconde ou Première.

Notre dernière nuit se passera à Suances, station balnéaire espagnole. Le lendemain 21 Septembre, après un arrêt pour emplettes dans les ventas de Biriatou, et un repas de qualité à Bidart, nous atteignons le CESTA à 16h30, heure de sortie des cars du Centre, ce qui nous fait dire au moment de la séparation "ça n'est pas si mal la retraite !"  l'âge béni dit-on, et c'est à regret que nous nous séparons.