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Sortie à Cordouan (13 octobre 2011)

par Yves Schmidt

Participants : M. et Mme Dufort, M. et Mme Jacquelin, M. et Mme Viandon, M. et Mme Salles, Mmes Morlaes, M. et Mme Angles, M. et Mme Guichemerre, Mme Vincensini, M. et Mme Lantrade, M. et Mme Dupin, M. et Mme Meunier, M. et Mme Baudy, M. et Mme Germain, M. Feidt, M. et Mme Boulangé, M. Biaut, M. Schmidt

Cette sortie a été préparée par notre ami Alain Michaud, qu’un empêchement de dernière minute a malheureusement empêché d’accompagner le groupe de retraités de l’ARCEA-CESTA.

Par une belle journée d’octobre, trente courageux montent dans le bus qui quitte le Cesta à 7h20 pour arriver à20111013 cordouan img01 la Pointe de Grave à 9h30. À 10h, le groupe embarque à bord de La Bohême, la navette qui permet de franchir les 7 km qui séparent le phare de Cordouan de la côte.

Après le débarquement, le groupe rejoint le phare sans échapper à un bain de pieds forcé. Là, nous sommes accueillis par le gardien qui fait également office de guide. Il nous explique qu’il est le dernier gardien de phare et, qu’après son départ à la retraite dans les prochains jours, le phare ne sera plus gardé, comme c’est déjà le cas pour l’ensemble des phares en France.

Le phare de Cordouan, construit de 1584 à 1611, est le plus ancien phare de France encore en activité. Il est le premier phare classé au titre des monuments historiques - en même temps que la cathédrale Notre-Dame de Paris - par la liste de 1862.

20111013 cordouan img02Haut de 67,50 mètres, il est composé d'une tour tronconique en maçonnerie et pierre de taille reposant sur un mur d'enceinte de 41 mètres de diamètre et de 8,30 mètres de hauteur également en pierre de taille. Au pied du mur d'enceinte, une digue de 260 mètres faite de pierres apparentes facilite le débarquement des approvisionnements nécessaires aux gardiens. La digue mène vers la porte d'entrée qui ouvre sur un escalier qui conduit à la plate-forme.

Après cette présentation, nous nous lançons courageusement à l’assaut des 311 marches qui mènent à la lanterne au sommet du phare d’où nous profitons d’une vue exceptionnelle sur l’estuaire de la Gironde. Au passage, nous admirons les différentes salles que nous traversons : l’appartement du Roi, la chapelle et ses vitraux, la salle des Girondins, la salle des contrepoids et la salle du matériel.

Au retour, nouveau bain de pieds avant l’embarquement et le retour à la Pointe de Grave où nous attend le bus qui nous conduit au restaurant à Soulac. Une avance confortable sur le programme prévu nous permet de déguster le repas qui démarre par la spécialité régionale, la mouclade, fort appréciée de tous.

Le programme de l’après-midi nous fait faire un bond en avant de 450 ans dans l’histoire de la région. Nous visitons la forteresse du Nord Médoc, dispositif militaire initié par la France avant la dernière guerre mondiale pour la défense côtière, et poursuivi par les Allemands de 1942 à 1944 dans le cadre du Mur de l’Atlantique, qui comportait à la fin de la guerre 12 000 ouvrages le long de toutes les côtes européennes. Le groupe est pris en charge par deux guides de l’association l'Association Historique de la Poche du Nord-Médoc, qui, trois heures durant, nous font visiter les vestiges impressionnants de cette réalisation militaire. On commence par nous expliquer que blockhaus est un terme impropre : il convient de parler de casemates, qui sont les bâtiments disposés en première ligne, dans lesquels se trouvaient l’armement défensif, et de bunkers, situés à l’arrière, où se trouvait toute la logistique (dépôt de munition, infirmerie, logement des soldats, etc.).

Pour nous permettre de nous faire une idée assez précise de ce que pouvait être ce dispositif militaire, les guides nous font visiter20111013 cordouan img03 successivement des casemates dépouillées de leur armement, ainsi que des bunkers qui étaient destinés au logement des troupes, au dépôt des munitions et à l’infirmerie : dans ce dernier, on peut encore voir le carrelage blanc sur les murs. 

Ces bâtiments ont été envahis par le sable après la guerre, et ce n’est que récemment que certains d’entre eux ont été ouverts au public, ce qui explique qu’ils sont relativement bien conservés et permettent aujourd’hui d’avoir une idée assez précise de la vie qui a été celle de ses occupants jusqu’au mois d’avril 1945, lorsque la poche de résistance a été définitivement nettoyée par les armées alliées.

A 18h, le groupe, fatigué par de longs et fréquents déplacements sur des chemins sablonneux et accidentés, retrouve le car et reprend le chemin du retour, non sans avoir demandé au chauffeur une halte dans une superette pour acheter quelques rafraichissements bienvenus. À 20h30, avec une heure de retard sur l’horaire et un changement de chauffeur imprévu, nous arrivons au Cesta, satisfaits d’avoir passé une belle journée ensemble.