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Sortie en Périgord Blanc (3 septembre 2009)

par Yves Schmidt

Nos amis Bernard Devaure et André Hurvois nous ont préparé une sortie dans une région qu’ils connaissent bien pour en être originaires, le Périgord Blanc, et plus précisément la forêt de la Double. Le 3 septembre 2009, 42 membres de l’ARCEA-CESTA ont embarqué de bon matin à bord du car qui les a conduits dans un premier temps à Aubeterre. Au cours du voyage, qui a duré un peu moins de deux heures, Bernard Devaure nous a tracé un panorama géographique et historique de cette région qui a été longtemps considérée comme une terre maudite, empoisonnée par la malaria provoquée par la multiplication des moustiques qui infectaient les eaux stagnantes des quelques 500 étangs : la moyenne d’âge de la population était alors de 35 ans ! Ce n’est qu’au cours du Second Empire que l’assainissement par drainage et le reboisement par la plantation de pins maritimes fut entrepris.

Aubeterre, commune située au sud de la Charente sur la Dronne fait partie des plus beaux villages de France depuis20090903 perigord blanc img01Église souterraine Saint-Jean d’Aubeterre 1993. Elle offre deux monuments historiques majeurs, l’église souterraine (ou monolithe ou rupestre) Saint-Jean et église Saint-Jacques : nous avons visité la première qui est très intéressante à plus d’un titre :

    - c’est une des deux églises monolithes de France, l’autre étant située à Saint-Émilion ;

    - ses dimensions : 27 m de long, 16 m de large et surtout 20 m de haut ;

    - sa nécropole avec ses 80 sarcophages creusés dans la roche ;

    - l’histoire de son sauvetage.

Il reste beaucoup d'énigmes sur cette église dont on suppose que la réalisation a commencé au 12e siècle pour abriter les reliques du Saint-Sépulcre ramenées des croisades par Pierre II de Castillon, propriétaire du château. C’est également Pierre II de Castillon qui avait quelques années plus tôt creusé l’église monolithe de Saint-Émilion.

Ce n’est que depuis quelques années que ce site est sorti de l’oubli. Il a même servi de cimetière municipal jusqu’en 1865, entraînant un apport massif de terre et ce n’est qu’en 1958, l’église étant classée Monument Historique, que la terre fut déblayée. Le site fut restauré dans des conditions très contestables.

Il reste beaucoup d'énigmes sur cette église dont on suppose que la réalisation a commencé au 12e siècle pour abriter les reliques du Saint-Sépulcre ramenées des croisades par Pierre II de Castillon, propriétaire du château. C’est également Pierre II de Castillon qui avait quelques années plus tôt creusé l’église monolithe de Saint-Émilion.

Ce n’est que depuis quelques années que ce site est sorti de l’oubli. Il a même servi de cimetière municipal jusqu’en 1865, entraînant un apport massif de terre et ce n’est qu’en 1958, l’église étant classée Monument Historique, que la terre fut déblayée. Le site fut restauré dans des conditions très contestables.

Circulez, il n’y a (presque) rien à voir

20090903 perigord blanc img02La LatièreLa seconde étape de notre visite nous a conduits à Saint-Aulaye, plus exactement sur le plateau de la Latière, célèbre pour ses foires. Nous quittons le car qui nous a déposés dans une grande clairière dans laquelle on peut voir quelques barrières métalliques destinés à accueillir le bétail de la foire aux animaux et des baraques en bois. Cette halte vaut pour les commentaires du guide, enfant du pays, qui raconte avec passion à son public assis sur des bancs dans une des cabanes en bois l’histoire du lieu et les légendes qui y sont attachées.

On apprend que ce lieu accueille plus de 15 000 visiteurs à l’occasion de la foire qui se tient les 30 avril et 1er mai de chaque année ; une seconde foire se déroule le deuxième dimanche de septembre. Il s’agit là, depuis des siècles, d’un événement majeur que personne dans la région ne voudrait manquer.

Une source a pu être à l'origine de la fréquentation du site. Riche en soufre, elle fut honorée par les druides pour ses vertus thérapeutiques. Les gallo-romains y bâtirent un petit temple à la gloire de Mercure. Le christianisme y substitua un de ses martyrs, Saint Eutrope, le saint des estropiés.

Halte gastronomique

Après cet intermède champêtre, le car nous conduit à Échourgnac où le groupe prend place dans la salle du restaurant où un repas nous attend auquel nos vieux estomacs ne sont plus habitués. Après le tourin qui pour beaucoup se termine en chabrot, un civet de chevreuil copieux est apprécié par l’ensemble des convives. Mais ce n’est pas fini : on nous sert du confit de canard, puis du fromage et enfin, un gâteau aux noix. La séance vidéo au programme de l’après-midi a certainement été l’occasion pour certains de faire une petite sieste réparatrice !

Abbaye cistercienne Notre Dame de Bonne Espérance d’Échourgnac20090903 perigord blanc img03Abbaye Notre Dame de Bonne Espérance

Nous remontons ensuite dans le car pour nous rendre quelques kilomètres plus loin à cette abbaye célèbre par le fromage qu’elle fabrique, la Trappe d’ Échourgnac. C'est en 1868 que les moines sont arrivés, à la demande des autorités de l'époque, pour envisager de lutter contre l'épidémie de malaria qui sévissait déjà depuis quelques décennies. Leur mission à été d'une part de construire leur monastère et d'autre part d'entreprendre les travaux d'assainissement des terrains de la Double en vue d'éradiquer cette maudite maladie.

Certains furent atteints par la malaria et plusieurs succombèrent mais leur persévérance eut raison des obstacles et les fièvres paludéennes disparurent. Par la suite l'abbaye connut de grosses difficultés financières dont elle n'arriva jamais à se dégager et la liquidation fut prononcée en 1912. Y succéda une société civile dans le but de conserver le domaine pour pouvoir éventuellement le restituer à une communauté religieuse.

Ce qui fut fait en 1922  par la communauté d'Espira de l'Agly au retour de son exil à Herrera.

Les sœurs cisterciennes ont repris à leur compte l’élaboration du fromage.

L’abbaye ne se visite pas. Pour apprendre l’histoire du lieu et des personnes qui y vivent, nous prenons place dans une petite salle pour assister à une projection vidéo. Actuellement la communauté qui vit dans l’abbaye se compose de 27 sœurs originaires de la région et de différentes régions de France et même du Kenya.

Après cet intermède baigné de recueillement, nous remontons dans le car qui nous ramène au point de départ. Un grand merci à Bernard Devaure et à André Hurvois pour le bon déroulement de cette journée et à Paul Legros pour la logistique.

20090903 perigord blanc img04Le groupe à l’ Abbaye Notre Dame de Bonne Espérance