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Sortie au Pays Basque

20-21 avril 2006

par Charles Costa

La météo nous promettait la pluie….. Le ciel est clair quand à sept heures le matin du 20 avril, nous quittons le CESTA en route vers le sud… Voyage paisible et somme toute rapide pour atteindre Bayonne que notre chauffeur nous fait traverser, continuant par les bords de l’Adour jusqu’à la barre. Nous gagnons ensuite Anglet puis Biarritz par Chiberta et la Chambre d’Amour et nous apercevons bientôt le Casino de la station, l’hôtel du Palais et bien sûr le Rocher de la Vierge.

À Saint Jean de Luz, notre chauffeur considère que l’interdiction de la corniche ne concerne pas les cars, nous nous y engageons donc ce qui nous amène tout naturellement à l’entrée d’Hendaye sur le château d’Abbadia.

Nos amis Raymond Dufau, Jean Liaret et leurs épouses nous attendent à l’entrée de la demeure que20060420pays basque img04Antoine d'Abbadie nous visiterons accompagnés d’une guide compétente et de surcroît très belle, ce qui incite nombre d’entre nous à l’écouter avec une attention particulière… Elle évoque ce personnage hors du commun que fut Antoine d’Abbadie, dont la palette de compétences était des plus larges. Mais on retient surtout qu’il fut Président de l’Académie des Sciences et que ses travaux pour établir la carte du ciel le caractérise surtout comme astronome. Nous découvrons d’ailleurs sa lunette graduée en grades et non pas en degrés, ce qui en fait un instrument unique. Ce savant qui voyagera beaucoup, ramènera de nombreux souvenirs de ses déplacements et particulièrement une étonnante collection d’objets éthiopiens.

Ce château néogothique qu’Antoine fit construire par Viollet le Duc et ses collaborateurs aurait dû recevoir Napoléon III, mais la chambre érigée à son intention ne fut jamais occupée.

20060420pays basque img01En attendant le train de la RhuneCette visite nous amène à l’heure du déjeuner que nous prenons au restaurant « Marco Polo » sur les rives de la baie.

Il n’est cependant pas question de s’attarder devant le paysage, car notre ami Jean Liaret a réservé un wagon du petit train de la Rhune pour 15 heures.

Le beau temps nous permet d’apprécier les paysages pendant la montée de la rame octogénaire que les pottocks regardent avec un air de défi.

Au sommet, le panorama sur la côte Basque et les Pyrénées s’offre à nous, même si un léger voile nous cache les sommets enneigés plus à l’est. Nous admirons les arabesques dessinées par les vautours fauves qui planent près de nous ; cette espèce protégée semble bien s’acclimater à la vue des nombreux touristes qui prennent d’assaut la Rhune quand le temps le permet.

Après cette excursion, le car nous ramènera à Galbaretta, le village vacances où nous passerons la20060420pays basque img05Le groupe devant le chalet Azureva soirée et la nuit.

Après un apéritif général offert par Jean Salinié, nous apprécions un bon repas, et nous assistons à un spectacle « Cabaret » produit par le personnel du village Azureva.

Le lendemain matin, frais et dispos nous partons vers les grottes de Sare. La visite est précédée d’une projection qui nous explique comment au long des différentes ères se sont formées ses rivières superposées et maintenant taries. Et en effet nous sommes surpris par l’allure de ces grottes qui communiquaient entre les niveaux par des spirales géantes rappelant les turbines hydrauliques dont les débits devaient être particulièrement importants

Une évocation de la présence humaine dans ces grottes et une musique d’ambiance (Txalaparta), nous plongent dans un passé finalement proche comparé aux millions d’années nécessaires pour façonner ce réseau de rivières souterraines.

Une visite du village de Sare est également au programme avant le repas. Et c’est sous la conduite de Monsieur le Maire que nous découvrons ou revoyons avec plaisir, le fronton en pierres de tailles, la place de la mairie, ses maisons basques, le cimetière et ses tombes discoïdales, et surtout l’église et son clocher fraîchement restauré après le feu qui l’a ravagé deux ans plus tôt. Cette découverte sort de l’ordinaire car commentée par l’édile de la commune que l’on peut considérer comme le père de cette restauration. Il nous présente sa nouvelle cloche en commentant avec pertinence les illustrations dont il est l’inspirateur. Pour clore cette visite originale, Monsieur le Maire nous reçoit dans la salle du conseil autour d’un apéritif très chaleureux

20060420pays basque img02Le groupe à l'entrée des grottes de SareUne évocation de la présence humaine dans ces grottes et une musique d’ambiance (Txalaparta), nous plongent dans un passé finalement proche comparé aux millions d’années nécessaires pour façonner ce réseau de rivières souterraines.

Une visite du village de Sare est également au programme avant le repas. Et c’est sous la conduite de Monsieur le Maire que nous découvrons ou revoyons avec plaisir, le fronton en pierres de tailles, la place de la mairie, ses maisons basques, le cimetière et ses tombes discoïdales, et surtout l’église et son clocher fraîchement restauré après le feu qui l’a ravagé deux ans plus tôt. Cette découverte sort de l’ordinaire car commentée par l’édile de la commune que l’on peut considérer comme le père de cette restauration. Il nous présente sa nouvelle cloche en commentant avec pertinence les illustrations dont il est l’inspirateur. Pour clore cette visite originale, Monsieur le Maire nous reçoit dans la salle du conseil autour d’un apéritif très chaleureux

Il faut dire que le maire de Sare est un ami des Dufau, ce qui explique l’honneur qui nous est fait. En20060420pays basque img03Fandango remerciement nous ne pouvons moins faire avec les quelques membres de la chorale présents que d’entonner « Hegoak », chant basque s’il en est.

Mais il nous faut poursuivre car nos amis sudistes nous attendent pour le repas dans une grotte. Et c’est en effet avec vingt cinq membres de l’ARCEA-CESTA du sud des Landes et des Pyrénées atlantiques que nous partageons le mouton grillé et que nous entonnons les chants de notre folklore national. Et, cerise sur le gâteau, une démonstration de fandango nous est offerte par de belles et agiles basquaises…

Il ne sera pas dit que la météo était complètement fausse, mais ce n’est qu’à la sortie de la « venta » de Dancharia, provisions faites et chargées dans le car que la pluie fait son apparition.

Elle s’apaise rapidement, et c’est sous le soleil que nous nous séparons au CESTA à 19 heures comme prévu.

Nous revivrons bientôt ces moments d’amitié, en visionnant le DVD que Marie Claude Chevalier, avec son talent et sa passion aura préparé à notre intention.