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Escapade au Royaume-Uni

(30 mai - 6 juin 2013)

par Charles Costa

Le groupe devant Tower Bridge à Londres

Ce n’est pas l’Italie où nous sommes plus de 40 à chaque voyage, mais c’est quand même 22 amis qui se retrouvent pour affronter les frimas annoncés (dans les esprits tout au moins !) de la Grande Bretagne. Les différences ne se font pas attendre puisque, le départ a lieu l’après-midi et non pas aux aurores comme toujours, puisque chacun discute sur le taux de change de la livre (mais où est donc l’euro ?) puisqu’il va falloir retarder nos montres d’une heure et bientôt s’habituer à voir bus et autos ne connaître que la gauche. N’est-ce pas déjà un peu les vacances ?

16 heures : Notre Boeing de British Airways quitte la piste de Mérignac pour une première étape à Londres Gatwick atteint à 16h15 !

Notre guide Véronique (une Française parmi ses 300 000 compatriotes exilés à Londres) nous conduira deux jours durant dans cette ville tentaculaire qui a bien des égards a partagé notre histoire. Dans un premier temps, il nous faut atteindre le quartier de la City où se trouve notre Holiday Inn. Pour cela, nous ne passerons pas moins de 2 heures en car à travers les banlieues sud, très colorées par la diversité des ethnies rencontrées (Empire Britannique oblige !)

Si les chambres de l’hôtel sont confortables, notre premier repas augure mal de la suite, car une saucisse très quelconque, accompagnée d’une purée à l’eau ne sauraient satisfaire nos estomacs qui attendent depuis plus de 8 heures un repas consistant. C’est pourtant une satisfaction pour nos épouses qui voient là un excellent espoir de diminution du diamètre du pneumatique qui enserre la taille de leurs maris !

Notre premier jour à Londres sera bien rempli puisqu’au programme de base, s’est greffé dans les allées de Saint James Park, le spectacle des divers régiments de la garde royale en tenue de parade qui répètent en vue du prochain 60ème anniversaire de l’accession au trône d’Elisabeth II.

Par un bref détour qui nous permet de saluer l’immeuble où résidaient le Général de Gaulle et son Etat Major de la France Libre de 1940 à 44, nous gagnons la place sur laquelle veille Sir Winston Churchill et qui donne accès à l’Abbaye de Westminster. C’est là que se trouve la mémoire de la Royauté Anglaise qui y célèbre ses grands évènements et y enterre nombre de ses monarques.

Château de Windsor

Croisière nocturne sur la Tamise

Dans la nef, nous apprenons autour de la tombe du soldat inconnu que les coquelicots qui l’entourent sont devenus le symbole du sacrifice des combattants qui ont donné leur vie pour la Patrie. Ce choix résulte de la méprise après une défaite cuisante des Anglais qui veut que l’on ait vu un champ ensanglanté, là où il ne s’agissait que d’un champ de coquelicots.

Dans le déambulatoire, nous découvrons les tombes de nombreux souverains depuis Edouard le Confesseur en passant par Elisabeth Ière qui imposa que sa tombe surmonte celle de Mary Tudor (catholique) sa rivale pour l’accès au trône. Au dessus des stalles, dans le chœur, sont apposés les écussons des lords, lesquels y prenaient place pour assister aux offices.

Attenant à l’Abbaye, les bâtiments où siège le Parlement composent un ensemble harmonieux ; les images traditionnelles de Londres les montrent surmontés de la tour et sa célèbre horloge « Big Ben ».

Pour notre repas, chez « Albert » dans la City, c’est notre première découverte de la publicité « WE ARE PROUD TO SERVE COSTA », ce qui me vaut naturellement quelques taquineries, jusqu’à ce que nos apprenions qu’il s’agit du café COSTA, lequel a conquis toute la Grande Bretagne (quasiment une première depuis Guillaume le Conquérant en 1066). Le repas enfin correct sera un précieux réconfort avant la visite éprouvante du château de Windsor. Une inversion astucieuse des programmes (initiative de la guide) nous permet d’éviter les encombrements et de remplir au mieux notre bref séjour londonien.

Il y a foule pour visiter ce lieu sous un soleil que nous ne connaissions plus en France depuis des mois ! L’édifice qui semble bien plus une forteresse qu’un lieu de villégiature nous permet d’évoquer entre autres Guillaume le Conquérant, mais aussi Edouard III ou encore Georges IV  et de connaître les dessous  (si l’on peut dire) de l’ordre de la jarretière.

De Windsor en passant par Eton (bien connue des cruciverbistes) nous revenons au centre de la ville et plus précisément à Trafalgar square où Nelson du haut de sa colonne semble nous narguer en disant : « Souvenez vous de l’invincible armada » ! Sur cette place cosmopolite, il y a toujours quelque manifestation. Ce jour une poignée de Turcs dénoncent l’excès d’autorité de leur premier Ministre Erdogan.

Mais l’arrêt sera de courte durée car le bateau sur lequel nous allons faire un dîner-croisière nous attend. Découvrir Londres depuis son fleuve, n’a que peu à voir avec la découverte de Paris où tous les plus fameux de ses monuments sont visibles depuis la Seine. Ici, c’est la City qui domine et auparavant c’étaient les docks. Aujourd’hui, ils sont remplacés par des ensembles immobiliers de grand standing, œuvres d’architectes de renom. Nous longerons aussi quelques installations créées pour les Jeux olympiques de 2012 et nous ferons demi-tour après avoir découvert cette construction originale qu’est  le barrage érigé pour protéger la ville de la montée excessive des eaux.

Pour le retour, alors que le repas est achevé et que de jeunes couples envahissent la piste de danse nous pouvons profiter à loisir du spectacle grandiose que nous offrent les illuminations de tours, de monuments et des multiples ponts dont le fameux Tower Bridge et sa voisine, la tour de Londres que nous visiterons demain.

Par une brève comparaison, nous aurons visité en bons touristes l’équivalent de Notre Dame et de Versailles pour finir par une croisière nocturne sur la Seine. (Ils sont encore résistants les retraités du CESTA !).

Le lendemain donc, après avoir sillonné la City en car, notre guide nous surprend en nous faisant traverser des anciens docks devenus quartier résidentiel avec marina intérieure (insoupçonnable depuis la Tamise). De fait, nous sommes tout près de la Tour de Londres notre lieu de visite de ce matin et de Tower Bridge où le groupe se rassemble pour une traditionnelle photo souvenir. La Tour de Londres où notre Roi Jean II le Bon fut enfermé, était une prison redoutable (on ne s'en

Tower Bridge

échappait point). Aujourd’hui on peut donc y conserver les joyaux de la couronne sans crainte de les voir s’envoler !Et pourtant, il y a là une belle fortune : Couronnes, sceptres et autres attributs recouverts d’or et de pierres précieuses dont le célèbre Kohinor, le plus gros diamant du monde qui vaut naturellement beaucoup plus que son pesant de cacahuètes ! Les Yoemen en habit rouge et superbement chapeautés expliquent aux touristes nombreux l’histoire de ce vieil édifice.

Les corbeaux grassouillets, symboles de la tour que l’on a vu hier dans les armoiries d’un ancien gouverneur des lieux qui avait sa stalle à Westminster Abbey, se promènent confiants dans un vaste enclos qu’ils ne peuvent quitter car… on leur a coupé les plumes !

Le repas « fish and chips » accompagné de l’incontournable bière -servi par un français venu à Londres pour 6 mois et toujours là 6 ans plus tard !-  nous amène à l’heure du départ de notre train pour Edimbourg.

John, notre guide écossais

Bien long ce voyage, train peu rapide et sièges guère confortables. Nous traversons des villes plus ou moins importantes quelquefois aux noms connus pour avoir été de grands centres industriels. Les troupeaux de moutons très nombreux nous rappellent que Harris tweed est une célèbre marque de tissus anglaise. Par moment, notre train s’approche de la mer du Nord qui semble bien calme. Vers 19h30, après 5 heures de voyage, voici enfin Edimbourg le terminus. La guide qui ne nous accompagnera que quelques heures ce jour, nous propose cependant un rapide circuit en ville pour y découvrir certains lieux évocateurs, dont le château que nous visiterons demain. Elle nous annonce aussi que nous serons dorénavant pilotés par John, un excellent guide.

Nous gagnons l’hôtel où une nuit réparatrice servira de transition entre Londres et cette Écosse que l’on nous dit rebelle depuis la nuit des temps !

Surprise le lendemain, car le fameux John  est un bel et grand écossais. On pourra mesurer son succès tout au long de notre périple car outre son physique avantageux, notre John porte la tenue traditionnelle de son clan avec kilt et accessoires. C’est un  ancien de la Royal Navy, qui arrondit et agrémente sa reraite de prestations de guide de langue française, langue qu’il améliorera à notre contact.

Il nous emmène à la découverte du château d’Edimbourg qui veille sur la capitale de l’Écosse du haut de son promontoire rocheux. Dans cet édifice que l’on visite en suivant la route intérieure, c’est l’histoire d’Écosse qui est évoquée avec beaucoup de référence à la Reine Mary Stuart, qui aurait pu accéder au trône d’Angleterre.

Son fils Jacques VI succéda cependant à Elisabeth I qui n’eût pas d’enfant. Cette accession participa pendant un temps à l’apaisement des conflits avec les Anglais. Ce château renferme lui aussi les joyaux de la couronne un peu plus modestes que ceux de la Tour de Londres mais si chers aux Écossais. On n’est pas peu fier non plus de nous montrer la fameuse pierre sacrée sur laquelle reposait le trône lors des cérémonies notamment du couronnement. Salle du trône, réfectoire, et aussi prison nous donnent une idée de ce qu’était la vie de la garnison qui entourait la famille régnante. Nous découvrons même un cimetière miniature où sont enterrés les chiens appartenant aux soldats.

Après cette visite éclair, nous reprenons notre car à destination de Saint Andrews. Connue de nos jours comme étant la capitale-berceau du golf, c’est encore une ville universitaire de renom après avoir été un centre religieux important. Nous visiterons deux édifices malheureusement en ruines. Le château qui ne résista pas aux guerres de religion et aux sévices du temps qui est rarement aussi clément qu’en ce jour de juin 2013. Il en va de même de la gigantesque cathédrale dont il ne reste que quelques ruines ;  un plan nous donne un aperçu de ses dimensions…On reste pensifs comme on l’est en découvrant Cluny !

Le lendemain, nous quittons définitivement Edimbourg pour Inverness. Nous ne prendrons pas la route directe puisque nous ferons un premier arrêt au château de Stirling et un second dans une distillerie de whisky !

Château de Stirling

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Loch Ness

Stirling, est très intéressant aussi bien pour ses extérieurs que pour les pièces intérieures richement décorées dans lesquelles nous sommes reçus par de gentes dames ou beaux damoiseaux qui nous relatent des épisodes de l’histoire des lieux.

Dans les cuisines, ce sont des mannequins grandeur nature qui nous prouvent qu’autrefois, on ne mangeait pas que de « la panse de brebis farcie » ! On évoque l’histoire très mouvementée de cette province, désireuse de garder son authenticité et qui fut pour cela en lutte quasi permanente avec l’Angleterre. Aujourd’hui encore, très nombreux sont les Écossais qui rêvent d’indépendance. D’ailleurs un référendum sur ce sujet est programmé pour 2014. Il semblerait toutefois à ce jour, que la jeunesse reste majoritairement favorable à un maintien du statu quo au sein du Royaume Uni.

La distillerie, perdue dans la montagne, là ou s’écoule une eau adéquate, est paraît-il la plus petite d’Écosse, mais elle fournit nous dit-on un whisky parmi les meilleurs. Ceux qui ont suivi attentivement les explications données par une dame pleine d’esprit et parlant très bien notre langue connaissent désormais le processus particulier d’élaboration du produit.

Pour les autres moins attentifs, ils se rappelleront volontiers que le whisky à la crème  est doux et agréable pour les papilles. Lors du passage obligé par le magasin, tous auront remarqué que certaines bouteilles de whisky ne valent pas moins de 850 livres.

Bien que située très au nord de l’Écosse, la ville d’Inverness nous accueille par un soleil radieux. Et déjà les rhododendrons forment des haies en pleine floraison. Nous ne resterons dans la ville que l’espace d’une nuit.

De bon matin, nos places étant réservées nous embarquons avec d’autres touristes sur le bateau qui sillonne le célèbre Loch Ness.

L’ambiance n’est guère propice à la découverte du monstre car la brume tombe encore partiellement des rives montagneuses du lac (loch en Écossais). Nous avons beau scruter l’horizon de toutes parts, rien de suspect n’apparaît. Mais, heureusement, dans les boutiques d’embarquement ou de débarquement, Nessie est omniprésent(e). Belle aubaine pour les marchands de souvenirs (il ne faut pas oublier que pour le commerce, les Britanniques sont les maîtres et pour leur amour de l’argent, les Écossais sont les rois).

Il est long, long, ce Loch Ness et notre car ne s’en éloignera  que pour trouver les sommets enneigés du massif du Ben Nevis, point culminant des Iles Britanniques à 1345 mètres. Après avoir admiré à Fort Augustus le système d’écluses entre deux lacs, nous nous engouffrons dans un restaurant où un repas avec cerf nous attend !  

Notre voyage peut reprendre, certains peuvent faire la sieste alors que nous longeons le plus grand lac, le Loch Lomond. C’est ainsi que nous arrivons à Inverary où l’hôtel Argyll 3***, n’est pas apprécié de tout le monde : Il y a ceux qui doivent monter les deux étages par un escalier raide avec de lourds bagages et il y a ceux qui n’ont pas d’étage, mais qui ont du mal à entrer avec la valise tant la chambre est exigüe.

Rhododendrons

Mais nous avons avec l’âge appris à relativiser… et apprécions le repas au cours duquel nous exprimons à John toute notre satisfaction pour les égards qu’il a manifesté non seulement aux dames qui seront demain toutes heureuses de lui faire la bise mais à nous tous qui le lui avons bien rendu en corrigeant ses fautes d’accent français.

Puis après cet épisode, nous partons tous ensemble découvrir le splendide château d’Inverary au parc majestueux avec une époustouflante floraison de rhododendrons et autres essences non moins colorées.

Parc du château d'Inverary

Il faut dire que le Duc propriétaire des lieux, possède tout un quartier de Londres dont le loyer lui permet d’entretenir cette pure merveille.

Le lendemain matin, malgré les chambres, chacun semble bien en forme pour gagner Glasgow, la ville la plus peuplée d’Écosse où nous allons prendre un premier vol à destination de Gatwick, puis un second  à destination de Bordeaux où nous débarquons vers 21 heures sous un ciel redevenu clément.

Alors chers amis qui avez craint le fog londonien et le froid écossais n’avez-vous pas de regrets ?