bandeau 3

FLASH INFOS

COMPTE-RENDU DU VOYAGE DANS LES PAYS BALTES (08-14/06/2018)

par Jany CATALAN et Serge DEGUEIL

Le chaînon manquant de notre histoire 

Notre regard se tourne plus volontiers vers le sud et nous connaissons parfaitement les Hittites, les Égyptiens, les Grecs et les Romains. Au nord rien ou pas grand-chose. Pour moi, passé Stockholm ou Oslo ce n’était que des grandes plaines couvertes de neige et de forêts où vivaient quelques peuplades et où il fait nuit la moitié de l’année. Quand est arrivé le drame de Marie Trintignant à Vilnius, il m’a fallu regarder sur une carte pour savoir où était Vilnius. J’ai alors découvert trois petits pays en bordure de la Mer Baltique de quelques millions d’habitants chacun avec son identité sa propre langue, le letton, l’estonien et le lituanien. Pourquoi cette ignorance ?

Parce qu’il a fallu attendre le 12e siècle pour que soit fait mention dans les écrits l’existence de ces peuplades et qu’il n’existe aucune trace visible antérieure pour attirer l’attention des historiens et des archéologues. Pourquoi cette absence de témoin ? Le matériau de base de construction, dans ces pays couverts de forêt a longtemps été le bois et si ce matériau est en abondance et idéal pour se protéger du froid, il est peu pérenne d’autant plus que l’art de la guerre de ces peuples devant une agression, était de brûler leur village pour dissuader l’adversaire. Si Napoléon avait connu cette stratégie guerrière il ne se serait pas engagé dans la campagne de Russie.

Depuis le 12e siècle ces régions n’ont jamais eu d’entité propre. Après l’arrivée des chevaliers porte-glaive puis chevaliers teutoniques venus évangéliser ces païens, elles ont toujours fait l’objet de conquête et de partage entre leurs puissants voisins les suédois, les polonais, les russes, les allemands. Enfin en 1989 une chaîne humaine a relié les trois capitales Vilnius, Riga et Tallinn pour montrer la soif d’indépendance de ces peuples et avec la chute du mur de Berlin l’indépendance est proclamée en 1991. Encerclés par la Russie et la Biélorussie, ces trois pays se sont alors immédiatement tournés vers l’Europe pour des questions de sécurité : ils adhérent en 2004.

Pourtant notre histoire est souvent liée à ces pays. En 1573 le futur roi de France Henry III est élu « souverain d’Estonie et de Lettonie » mais il n’y restera qu’un an pour prendre le trône de France à la suite de la mort de son frère.
Au retour de la campagne de Russie la grande armée s’est échouée à Vilnius. Des travaux de terrassement en 2001 ont mis à jour des fosses d’où furent exhumés plus de 2 000 corps de soldats de la grande armée. On estime à 10 000 le nombre de soldats morts de froid aux portes de la ville.
Sait-on que le 15 mai 1944 un convoi de 878 juifs est parti de Drancy pour le camp d’extermination de Kaunas parmi lesquels il y avait le père et le frère de Simone Veil ? Mais tout le monde connaît le nom de ce fleuve qui traverse la Lituanie : le Nemunas qu’immortalise l’escadrille française Normadie-Niemen.

Et maintenant que sont devenus ces trois pays : en 20 ans ils ont rattrapé le retard de la domination soviétique. Leur économie est essentiellement tournée vers les technologies d’information, de communication et le tourisme. Les grands complexes vitrines de l’industrie soviétique sont maintenant en ruine. Les trois pays ont tous rejoint la zone Euro entre 2011 et 2015.

L’arrivée à l’aéroport de Riga nous met immédiatement dans l’ambiance de pays modernes et dynamiques. En ce jour du mois de juin nous nous préparons à partir pour un périple dans la Pays Baltes.

Les Pays Baltes c’est quoi ? C’est où ? Trois petits pays de l’ex. URSS devenus indépendants intégrés à l’Union Européenne et la Zone Euro entre 2004 et 2015. L’aire Balte est délimitée par la Pologne au sud, la Biélorussie et la Russie à l’est, et la Finlande au nord.

20180614 pays baltes cartes

Cette zone s’étend sur 650 km de la pointe de l’Estonie à la frontièrede la Lituanie. Une faible altitude caractérise les paysages n’excédant pas 318 m.
Les côtes sont découpées au nord (1 521 îles) dont les plus grandes couvrent près de 10 % du territoire de l’Estonie. Creusée autour du golfe de Riga le littoral s’adoucit au sud le long de la péninsule de Courlande (Lituanie). L’intérieur se partage entre les plaines et les forêts denses dont l’expansion fut favorisée par l’abandon des terres agricoles consécutives à la collectivisation pendant la période soviétique. Les glaciers qui couvraient la région vers 12 000 av. J.-C. ont laissé derrière eux des paysages ondulés, constellés de plus de 9 000 lacs, étangs, rivières et marais qui occupent à eux seuls près de 20 % de la zone.

L’adhésion des États Baltes à l’Union Européenne en 2004 est l’aboutissement d’un long processus qui, pétri d’influences allemande, polonaise, russe et scandinave, ancre leur histoire au cœur de l’Europe. En dépit de destins croisés et de cinquante ans d’occupation soviétique, chacune de ces nations a construit son identité sur des références singulières et de la Russie.

Descendant de tribus finno-ougriennes, les Estoniens ne sont pas des Baltes, comme les Lettons et les Lituaniens d’origine indo-européenne. Leur histoire les rapproche de la Scandinavie.
La Lettonie n’apparaît pas avant le 18e siècle quand intervient l’idée de nation. Jusque-là, la Livonie est une province germanisée, centrée autour de Riga, limitée au sud par l’état lituanien, et mordant très largement sur l’Estonie actuelle.
Précocement soudée autour de l’idée de nation, la Lituanie affiche des ambitionseuropéennes dès l’époque du grand-duché, puissant et éclairé. À partir du 14e siècle le sort du pays qui a longtemps résisté à la christianisation, se confond avec celui de la Pologne. Cette influence déterminante est encore sensible aujourd’hui.

20180614 pays baltes img24Le groupe devant le château de Trakaï

Le voyage

LETTONIE et RIGA

Jeudi 14 juin nous arrivons à Riga capitale de la Lettonie. Dès l’aéroport nous faisons connaissance avec notre guide, Raymonda, qui nous accompagnera durant notre séjour. Nous nous installons au « Grand Poet Hôtel » dans le centre de Riga.

Le lendemain, nous partons, pour une promenade à pied dans la Vieille Ville de Riga qui nous permettra de découvrir la cathédrale, la Grande et la Petite Guilde, la Tour Poudrière, la Porte Suédoise, La Maison des Trois Frères, Le château des Chevaliers Porte-Glaive, les églises Saint-Jacques, Saint-Jean et Saint-Pierre. Tout d’abord nous découvrons le quartier « Art Nouveau ». L'Art nouveau à Riga correspond à une période architecturale du début du 20e siècle qui a vu la réalisation dans la vieille ville médiévale ainsi que dans le centre historique entourant cette vieille ville, d'un grand nombre de constructions qui font de la capitale de la Lettonie l'une des villes les plus importantes du courant Art Nouveau. Cette importante concentration d'immeubles de style Art Nouveau a contribué à l'inscription du centre historique de Riga sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

20180614 pays baltes img01Art nouveauLe château de Riga situé au bord de la Daugava a été construit par les Chevaliers Porte-Glaive* comme20180614 pays baltes img02Le château de Riga forteresse pour protéger la partie Nord de la ville.(*Ordre religieux et militaire étroitement lié aux débuts de la christianisation de la région située sur les rives orientales de la mer Baltique)
Depuis 1995 le château abrite les services de la présidence de la République.
Le centre historique s’organise autour de la place de la cathédrale. C’est là, dit-on, en face de la vieille Bourse que les premiers arbres de Noël auraient vu le jour comme le relate les chroniques du 14e siècle. C’est la plus imposante des cathédrales des Pays Baltes. Elle date de 1211. D’abord édifiée en style roman, elle hérita en 1776 d’un clocher de 90 m et d’un élégant pignon baroque.

Le Trio inséparable Petite Guilde, Grande Guilde, Maison du Chat. La Petite Guilde était à l'origine la maison des artisans de Riga, alors que la Grande Guilde, juste à côté, était celle des marchands, donc plus noble. Les deux bâtiments actuels sont du 19e siècle. Mais ces deux guildes sont indissociables de la Maison des Chats, en face, où deux chats montrent de façon méprisante leur arrière-train aux guildes, réaction d'un marchand letton qui n'avait pas été admis à la guilde, encore dominée par les commerçants allemands, et qui a traduit ainsi son mépris. Procès, retournement des chats et admission du marchand !

20180614 pays baltes img03 20180614 pays baltes img04
20180614 pays baltes img05 
 20180614 pays baltes img06
La cathédrale Les Guildes L'Église Saint-Pierre

La Maison des Têtes Noires

L’église Saint-Pierre : la plus haute église de Riga, avec son clocher s'élevant à 124 mètres. Belle construction en briques, avec une façade baroque à trois portails, et avec trois nefs à l'intérieur.

La Maison des Têtes noires. La Grande Guilde, association de marchands, était toute puissante quand le port actif de Riga adhéra à la Ligue Hanséatique. Cette maison fut bâtie au 14e siècle pour être son siège. Au 15e siècle, la maison passa aux mains des Têtes Noires, association de marchands célibataires qui lui donnèrent son aspect actuel (fin du 18e siècle).
Départ pour Rundale où nous visiterons le Palais. De Style rococo du 18e siècle, Rundale est l’une des merveilles du pays. Favori de l’impératrice Anne, le Duc de Courlande, acquiert le domaine en 1735, le baptise Ruhetal « Val de Paix » et embauche l’italien Francesco Bartolomeo Rastrelli, futur auteur du Palais d’Hiver de Saint-Petersbourg, pour concevoir cette résidence.

Notre visite se poursuit par la découverte du parc de Gauja : réserve naturelle appelée « Suisse lettone », la visite des ruines du château médiéval de Sigulda construit par les chevaliers Porte glaive, la grotte de Gutmanis et ses graffiti vieux de plus de trois siècles.

Depuis la grotte à 10 mn à pied les murailles et la Tour en brique de Turaida pils (Château de Turaida) émergent de la cime des arbres. Il ne subsiste rien d’autre de cette forteresse, la foudre s’étant abattue sur la poudrière au 17e siècle. Dans la langue des anciens Lives qui peuplaient cette vallée Turaida signifiait « Jardin des Dieux ».

 20180614 pays baltes img07 20180614 pays baltes img08 20180614 pays baltes img09 
Le château de Rundale Le château de Sigulda 

La grotte de Gutmanis


ESTONIE ET TALLINN

Notre première étape en Estonie sera Talllinn via Pärnu ancienne ville hanséatique* dont la fondation remonte au 13e siècle. Aujourd’hui elle est plutôt une ville de tourisme et de thermalisme. Elle accueille une majorité de touristes finlandais et estoniens. Tallinn, capitale dynamique de l'Estonie située sur la côte nord, en est aussi le port principal ouvert sur le golfe de Finlande, à quelques encablures d'Helsinki. Les origines de Tallinn remontent au 13e siècle, lorsqu'un château fut édifié par les croisés de l'Ordre Teutonique. La cité s'est développée pour devenir un poste clé de la Ligue Hanséatique et sa prospérité s'est traduite par l'opulence des édifices publics (en particulier ses églises) et l'architecture domestique des maisons de marchands. La combinaison de la ville haute perchée sur la colline de calcaire et de la ville basse au pied de celle-ci, avec les nombreux clochers de ses églises, dessine une silhouette singulière qui se voit de loin, depuis la mer comme depuis l’intérieur des terres. La ville haute (Toompéa) avec son château et sa cathédrale est depuis toujours le centre administratif du pays alors que la ville basse conserve le tissu urbain médiéval avec ses ruelles tortueuses qui ont souvent conservé leur nom médiéval et ses beaux bâtiments publiques et bâtiments bourgeois, y compris les murailles de la cité, l'Hôtel de ville, la pharmacie, les églises, les couvents, les guildes de marchands et d’artisans, l'intérieur des maisons de marchands, tout cela remarquablement préservé. La visite commence par le Château de Toompéa et ses quatre tours, le Palais Pikk Hermann du 18e siècle qui abrite le parlement de la République.

 20180614 pays baltes img10 20180614 pays baltes img11 
  Le château de Toompéa La cathédrale orthodoxe Nevski

Face à cet ensemble la cathédrale orthodoxe Nevski. Cette construction spectaculaire avec ses dômes en bulbes, perchée au sommet de la colline de Toompéa, est la principale cathédrale orthodoxe russe d’Estonie. Non loin, la cathédrale du Dôme (principale église luthérienne d’Estonie) fondée après l’arrivée des Danois en 1219. Une immense collection de blasons domine le décor baroque. Ils accompagnaient traditionnellement les cercueils durant les processions funéraires. L’église les a conservés.

20180614 pays baltes img12 20180614 pays baltes img13
La cathédrale du Dôme L’Hôtel de ville

Après avoir emprunté la rue Jambe Longue nous arrivons dans la ville Basse pour découvrir la pittoresque place de l’Hôtel de Ville : elle est le centre de la Vieille Ville depuis huit siècles. Elle est entourée des demeures raffinées des marchands et encombrée en été par les tables des cafés. Parmi les bâtiments remarquables sur le pourtour de la place, on compte L’Hôtel de ville et la Pharmacie de l’Hôtel de Ville.
En sortant de la ville, à l’ouest se trouve le quartier côtier de « Rocca Al Mare ». Le musée en plein air « Rocca Al Mare » se situe à 4 km à l’ouest de Tallinn, dans une forêt au bord de la Baltique. Il abrite la plus grande collection architecturale d’Estonie avec 72 bâtiments (moulins à vent, moulins à eau, écoles, villages de pêcheurs, fermes, caserne de pompier, chapelle). Ce surprenant musée est une magnifique reproduction d’un village typique estonien composé de bâtisses traditionnelles des quatre coins de l’Estonie.


LITUANIE et VILNIUS


La capitale de la Lituanie se perd au milieu des terres, excentrée au sud-est du pays et à une vingtaine de kilomètres seulement de la frontière biélorusse. Née sur une colline surplombant la Neris, près de son confluent avec la Vilnia, Vilnius a opposé sa place forte à l’avance des chevaliers teutonique, puis aux tatars de Crimée. La légende raconte qu’au cours d’une halte dans les forêts de Sventaragis, le grand-duc Gediminas vit dans son sommeil un loup de fer au sommet d’une colline. Bouleversé par ce présage, il consulta le grand prêtre et bâtit la ville. Négligée au fil de longues décennies, Vilnius n’en possède pas moins une remarquable Vieille Ville parmi les plus vastes d’Europe Orientale.

La Place de la cathédrale. Jadis consacrée au dieu du tonnerre Perkunas, la place de la cathédrale héberge également un ancien campanile du 13e siècle (de 57 m de haut) distinct de la cathédrale, lieu de rencontre habituel des habitants de Vilnius, à deux pas de la statue de bronze du Grand-Duc Gediminas.

Le palais des souverains et le musée. En 2000-2001, le Parlement et le Gouvernement de Lituanie décidèrent la reconstruction du Palais des souverains de Lituanie du Château Bas. La reconstruction avait pour but de restituer le symbole de la souveraineté de la Lituanie dans la mémoire historique et la conscience nationale. Au Palais des Grands-Ducs de Lituanie, le Musée national, on l'on peut voir deux expositions permanentes reflétant les fonctions de la résidence historique.

 20180614 pays baltes img14 20180614 pays baltes img15 
La place de la cathédrale Le Palais des souverains 

Nous arrivons dans le surprenant quartier artistique « Užupis dans les anciens faubourgs». C'est un peu une ville dans la ville, où les bâtiments à l'abandon ont été réhabilités. Il s'agit d'une république fantaisiste dotée d'un drapeau, d'une constitution et d'un parlement. Quartier décalé, artistique et animée, Užupis possède un accord de coopération avec le quartier de Montmartre à Paris.

L’ambre. Ne pas oublier de parler de l’ambre qui est partout sur les rives de la Baltique ! À l’état brut, roulé par les marées, la pierre se distingue à peine des autres galets ! L’ambre n’est pas une pierre, mais la résine fossilisée des pins préhistoriques. Des filons de 60 à 90 cm d’épaisseur, qui remontent à 40 millions d’années, s’étirent sous les fonds argileux de la mer. Le musée de l’ambre nous permettra d’admirer des très belles pièces d’ambre de diverses couleurs.

L’ensemble des Bernardins et l’Église Sainte-Anne : Un des monuments architecturaux des plus renommés à Vilnius est l’Église Sainte-Anne typique de l'influence de20180614 pays baltes img16L’ensemble Sainte-Anne et les Bernardins l'architecture gothique en brique, qui s'est répandue autour de la mer Baltique à partir des villes hanséatiques. Pendant la campagne de Russie de 1812, Napoléon en voyant Sainte-Anne et sa façade en dentelle de briques (33 sortes différentes), se serait exclamé qu'il était dommage qu'il ne pût la transporter en France (il aurait voulu la transporter à Paris dans le creux de sa main), mais les troupes françaises s'en servirent comme d'une écurie, brûlant l'intérieur !)

L’ensemble des Bernardins. Le nom complet de l’église des Bernardins est l’Église Saint-François d’Assise. La construction est massive et trapue. Elle pouvait, le cas échéant, servir non seulement pour la prière mais aussi pour la défense. C’est ce dont témoignent 19 meurtrières dans la façade nord.

Nous quittons Vilnius pour nous rendre à Trakaï (situé à 28 km). Trakaï est l’une des anciennes capitales de la Lituanie (après Kernavé), résidence des souverains du pays aux 14e et 15e siècles. La cité est entourée de tout un chapelet de lacs. Deux châteaux se trouvaient à Trakaï celui de la presqu'île, qui n'est pas encore restauré, et le château-fort gothique, véritable livre d’histoire de cette époque, implanté sur une île du lac Galvé. Reconstruit à l’époque soviétique, ce dernier est aujourd’hui l'unique château sur eau de toute l'Europe orientale et le centre d'attraction de Trakaï. Un musée est installé dans le château et, en été, des spectacles folkloriques et représentations théâtrales y sont donnés.Trakaï est aujourd’hui un centre touristique et de villégiature. Nous déjeunons dans un restaurant situé dans le quartier caraïte (curieuse religion judéo-musulmane).

20180614 pays baltes img17  20180614 pays baltes img18 
 Le château de Trakaï Le château de Kaunas

Continuation vers Kaunas, capitale provisoire du pays entre les deux guerres. Proche de la place de la cathédrale la Basilique Saint-Pierre et Saint-Paul. La plus grande église de Kaunas. Sa construction s’effectua au tournant des 15e et 16e siècles et s’est étirée dans le temps. C’est pourquoi elle a l’intérieur gothique et des traits baroques à l’intérieur. Elle obtint le titre de cathédrale en 1895 et d’Archi-Cathédrale en 1926, quand la Lituanie fut reconnue province de l’Église. Nous continuons vers le Château de Kaunas et l’église Saint-George le Martyr en cours de réfection. Direction la ville nouvelle et arrêt au Fort IX et l’impressionnant et émouvant monument dédié aux victimes du génocide.

20180614 pays baltes img19  20180614 pays baltes img20
 Le monument du Génocide La Porte de l’Aurore

De retour à Vilnius une ballade à pied nous amène à la Porte de l’Aurore : une des dix portes autrefois aménagée dans les remparts. La seule qui ait survécu. L’église orthodoxe du Saint-Esprit avec ses reliques des Saints Antoine, Jean et Eustache.

Un détour vers l’Hôtel de Ville et le Palais Présidentiel. Nous passons par le ghetto juif de Vilnius mis en place par le Troisième Reich allemand dans la ville de Vilnius, au cours de la Seconde Guerre mondiale. Puis l’ensemble architectural de l’Université de Vilnius qui se compose non seulement de bâtiments anciens mais aussi de l’église Saint-Jean et de son clocher. Il fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Notre voyage se terminera par Kernavé qui fut la première capitale connue du Grand-Duché de Lituanie situé à une trentaine de kilomètres de Vilnius. C'est aussi un site archéologique très important sur lequel se trouvent les ruines de la plus ancienne ville. Le roi Mindaugas y fut couronné en 1253. À l’issue de cette visite nous terminons notre périple dans un ancien kolkhoze, vestige de l’ère soviétique transformé en site touristique.
Un banquet campagnard accompagné d’une animation musicale clôturera cette journée bien remplie.

20180614 pays baltes img21 20180614 pays baltes img22 20180614 pays baltes img23
L’ensemble architectural de l’Université Le kolkhoze Repas au kolkhoze

Le lendemain nous repartons vers Riga et reprenons l’avion pour Bordeaux. Ce voyage nos aura permis de découvrir ces trois petits pays pleins de charme au passé historique tourmenté et encore en convalescence de l’époque post-soviétique. Nous y serions bien restés un peu plus longtemps !

(*) Nés au Moyen-Orient dans la fureur des affrontements entre chrétiens et musulmans, les Chevaliers Teutoniques (moines guerriers fanatiques) font partie des figures emblématiques de la chevalerie médiévale. Rejetés de Terre Sainte, ils vont trouver un second souffle dans l'évangélisation des contrées païennes d'Europe de l'Est, jusqu'en1410. Ils ont pris la suite des Chevaliers Porte-Glaive.

(*) La Hanse, Ligue Hanséatique, Hanse Germanique ou Hanse Teutonique était l'association des villes marchandes de l'Europe du Nord autour de la mer du Nord et de la mer Baltique.La  Hanse ou Ligue Hanséatique prit naissance en 1241 afin de protéger leur commerce contre les pirates de la Baltique et de défendre leurs franchises contre les princes voisins. La croissance de la ligue hanséatique a lieu dans un monde où colonisation et évangélisation vont de pair.

Diaporamas

par Jany CATALAN

Diaporama n° 1 : voyage en Lettonie (164 vues) icone photo4

Diaporama n° 2 : voyage en Estonie (101 vues) icone photo4

Diaporama n° 3 : voyage en Lituanie (168 vues) icone photo4

 

 

Les cinq derniers articles publiés (ou modifiés)