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Balade sur le Bassin d'Arcachon sur le thème de l'ostréiculture (28/09/2010)

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Voyage dans la  Forêt Barrade en Périgord (24 et 25 mai 2011)

par Bernard Barrière

Nous sommes 48 lorsque notre bus, arrivant du Cesta, quitte Rosiers-Bellevue en direction de la Dordogne.

Le trajet jusqu'à l'aire des Palombières, escale technique, permet de terminer la nuit ou de profiter des retrouvailles pour évoquer les souvenirs des voyages précédents.

L'entrée dans le département de la Dordogne entraîne la présentation du thème du voyage « Balade dans la Forêt Barrade sur les traces de Jacquou le Croquant ». Bernard arrière, organisateur et guide de ce voyage, fait un rappel du roman qui permet à chacun de se remémorer ou de découvrir cette histoire : Puynègre, Le Gour, Bars, Lherm, etc., tous ces lieux sont évoqués en attendant de les visiter ou de les situer au cours du périple.

Après avoir quitté l'autoroute, nous prenons la direction de Rouffignac ; passage à Saint-Geyrac, début de la forêt Barrade. De forêt, fort peu ! Depuis le 18e siècle, elle a diminué de surface, d'abord en fournissant du bois pour les bateaux, puis pour les fonderies et surtout à partir de 1950 avec le développement de la culture de la fraise qui demande des terres neuves. D'autres cultures, des prairies ont remplacé les fraisiers mais la forêt en est restée morcelée.

En traversant Rouffignac, personne ne répond à la question « Voyez-vous une différence entre les habitations et20110524 perigord barrade img01Grotte aux cent mammouths (Rouffignac) l’église ? » L’église est d'origine, les maisons sont contemporaines, car la ville a été entièrement détruite en 1945, comme Oradour, à l’exception de l'église.

Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons à la grotte dite aux cent mammouths. Au soleil du matin au milieu des bois, l’entrée est impressionnante.

Répartis en deux groupes, nous franchissons la porte qui donne accès au sanctuaire. Un petit train électrique nous prend en charge pour cheminer sur presqu'un kilomètre dans le lit d'une ancienne rivière souterraine. Premier arrêt : la lampe de la guide fait apparaître des mammouths gravés dans la pierre ; plus loin nous longeons des tanières d'ours préhistoriques, des traces de griffures marquent les parois, mais c'est la caverne finale qui recèle les plus beaux vestiges : mammouths, chevaux, bouquetins, rennes ornent cette cavité. Comment imaginer que nos ancêtres se sont aventurés aussi loin sous terre pour dessiner ! Dans quel but ?

Château de LhermÀ la sortie de la grotte, personne ne s'attarde devant l'exposition de l’entrée, la température de la grotte incitant plutôt à aller lézarder au soleil.

Le temps de commenter cette première visite et nous arrivons au « Puits Fleuri », la ferme auberge qui nous accueille pour le repas. Le cadre champêtre impressionne tout autant que la salle joliment décorée dont les larges baies vitrées dominent la campagne. L'apéritif est l'occasion d'aborder le folklore périgourdin avec la chanson « Le Turlututu ». Quant au repas.... parlez-en aux participants ! La réputation de la gastronomie périgourdine n'est pas usurpée....

C'est donc avec des envies de sieste que nous prenons le chemin du château de Lherm.

Bien que la digestion laborieuse et la chaleur incitent plutôt au farniente, la visite est suivie avec beaucoup d’attention. Le propriétaire du château est un passionné qui le réhabilite à ses frais, et effectue des fouilles pour en reconstituer l’histoire. C’est donc avec pertinence qu'il nous raconte cette histoire tout en faisant admirer les entrées, escaliers, cheminées encore conservés.

Après la fraîcheur relative des ruines, le retour vers le bus en plein soleil est difficile. Nous partons alors vers Bars et c'est l'occasion de retrouver le périple de Jacquou ou de rappeler quelques anecdotes de la vie des paysans locaux. Sur le parcours, la forêt, avec les chênes et les châtaigniers, bien que largement ouverte, reste dense et laisse imaginer de fructueuses récoltes de champignons...

La petite église de Bars nous accueille avec son portail d'allure gothique dominé par un clocher mur à quatre baies campanaires. Fondée entre 1025 et 1120, son histoire est mal connue. Son intérêt actuel réside dans ses fresques restaurées mais surtout dans sa collection d'harmoniums unique en Europe. C’est en mémoire de son fils, organiste, décédé dans un accident de la circulation, que son fondateur a réuni cette collection qui ne cesse de s’enrichir. Proviseur à Paris, celui-ci est absent lors de notre visite et nous n'avons pas pu profiter de son érudition. Quelques uns d'entre nous s'essaient à activer pédales et claviers avec plus ou moins de réussite..., sous le regard bienveillant de la gardienne du lieu qui regrette qu'il y ait moins de monde pour les offices...

L’étape suivante nous amène à Fanlac, petit village blotti dans la campagne. Une promenade à pieds permet d’apprécier les maisons restaurées et fleuries. Bien que présentant peu d’intérêt, l’église nous ramène à Jacquou et autres curé Bonnal et chevalier de Gallibert.

De Fanlac, nous prenons la direction de Hautefort en passant par Montignac où se trouve le musée Eugène20110524 perigord barrade img03Château de Hautefort Le Roy. Après un coup d’œil au passage sur la petite chapelle citée dans le roman, notre première journée se termine à un kilomètre de Hautefort à l’hôtel du Périgord Noir. Agréable surprise, celui-ci fait face au château que l'on peut admirer depuis la vaste terrasse.

Sa masse imposante, d'abord éclairée par le soleil couchant, le sera ensuite par son illumination nocturne. Le repas du soir se termine par le duo de « deux amis » avant une nuit de repos bien méritée.

Après le petit déjeuner, nous partons pour la visite du château. En arrivant au pied de celui ci, on est frappé par sa taille imposante. L’accès au château permet d'admirer des arbres centenaires qui précèdent les jardins à la française. Le château, détruit par un incendie accidentel il y a une quarantaine d’années, a été reconstruit à l'identique, notamment les deux cheminées monumentales de la grande salle à manger. Seules, deux pièces ont été épargnées par l'incendie mais elles en gardent la trace. La visite s'est terminée par un accès libre aux caves, cuisines en sous sol, à une tour qui possède une charpente remarquable, sans oublier les jardins à la française qui contribuent à la réputation du lieu.

La visite libre aurait mérité un peu plus de temps mais les impératifs d'horaire nous conduisent à prendre la route pour Périgueux par la vallée de l’Auvezère. Avant l'arrivée au restaurant, un passage devant le château d'Escoire est l'occasion de rappeler un fait divers intervenu en 1941 : un triple meurtre qui amena le fils du propriétaire au tribunal pour un procès qui se termina par un acquittement. Surprise dans le bus en apprenant que l'inculpé leur était connu : Georges Arnaud auteur du roman « Le salaire de la peur ».

L'arrivée au restaurant, « L’écluse » suscite des commentaires admiratifs. Dans un hôtel 3 étoiles, au bord de la rivière, sur le site d'une ancienne guinguette « La Guinguette du Trou-Trou », c'est par les oies et les canards que nous sommes accueillis. L’attente du repas laisse le temps de flâner au bord de l'eau, sous un soleil radieux, en regardant les canetons, le barrage ou l'ancien moulin sur la rive opposée. Une très belle salle nous accueille pour un menu plus léger que la veille, moins périgourdin, mais plus raffiné.

20110524 perigord barrade img04Los Drolles de la BeuronaAprès le dessert, le son des accordéons et chabrettes attira toutes les attentions et la surprise fut totale lorsque les 17 musiciens, chanteurs, danseurs « Los Drolles de la Beurona » entrent dans la salle.

Et pendant une heure, chants et danses se succèdent. Présentation du folklore périgourdin, des vêtements, le responsable du groupe est intarissable, passionné par ce rappel des coutumes du passé. Le temps nous manque une fois de plus et nous quittons les « Drolles » avec regret.

L’entrée dans Periguers (nom de la ville en vieux français) se fait par le pont des Barries (emprunté par Jacquou et sa mère pour se rendre au tribunal) d’où apparaît la vieille ville dans son ensemble : hôtels Renaissances, Vieux Moulin, cathédrale Saint-Front,  restes du quartier moyenâgeux. À l'office du tourisme, la guide nous attend pour la visite. À quelques mètres de là, le premier monument : la tour Mataguerre. Dominant la ville et une partie de la campagne, elle permet de donner des repaires pour suivre l’évolution du site depuis les romains de Vesuna jusqu'au Puy Saint-Front.

 La visite se poursuit dans les petites rues pour découvrir les monuments les plus remarquables. L’escalier de la rue de la Sagesse échappe aux regards des touristes car situé dans une maison privée. Avec le guide, ce monumental escalier renaissance est accessible bien que mal mis en valeur. La « Maison du Pâtissier », l’étroite rue Limogeage qui oblige à lever la tête pour admirer les demeures renaissances, nous amènent à la cathédrale Saint-Front dont la masse imposante domine la vieille ville.

De style romano-byzantin avec un plan en croix grecque, elle a été commencée au 11e siècle sur les ruines d'une première église puis incendiée et achevée au 12e siècle. Suite à des effondrements, elle prendra sa forme actuelle au 19e siècle avec sa restauration due à René Abadie. Elle doit son nom à Saint-Front qui évangélisa la région au 4e siècle.

La visite se termine par le cloître qui conserve en son centre le dôme de l'ancien clocher.

Une dernière balade nous ramene à notre bus pour le retour vers Bordeaux. En quittant la ville, un petit détour donne un aperçu du site de Vesuna dont la tour domine le musée.

Souhaitons que cette courte visite ait donné envie de revenir aux participants, non seulement à Périgueux mais dans le Périgord où tourisme et gastronomie ravissent autant les yeux que les papilles.

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Une journée sur les traces de «Nouste Henric » à Pau (10/04/2014)

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Sortie à Cordouan (13 octobre 2011)

par Yves Schmidt

Participants : M. et Mme Dufort, M. et Mme Jacquelin, M. et Mme Viandon, M. et Mme Salles, Mmes Morlaes, M. et Mme Angles, M. et Mme Guichemerre, Mme Vincensini, M. et Mme Lantrade, M. et Mme Dupin, M. et Mme Meunier, M. et Mme Baudy, M. et Mme Germain, M. Feidt, M. et Mme Boulangé, M. Biaut, M. Schmidt

Cette sortie a été préparée par notre ami Alain Michaud, qu’un empêchement de dernière minute a malheureusement empêché d’accompagner le groupe de retraités de l’ARCEA-CESTA.

Par une belle journée d’octobre, trente courageux montent dans le bus qui quitte le Cesta à 7h20 pour arriver à20111013 cordouan img01 la Pointe de Grave à 9h30. À 10h, le groupe embarque à bord de La Bohême, la navette qui permet de franchir les 7 km qui séparent le phare de Cordouan de la côte.

Après le débarquement, le groupe rejoint le phare sans échapper à un bain de pieds forcé. Là, nous sommes accueillis par le gardien qui fait également office de guide. Il nous explique qu’il est le dernier gardien de phare et, qu’après son départ à la retraite dans les prochains jours, le phare ne sera plus gardé, comme c’est déjà le cas pour l’ensemble des phares en France.

Le phare de Cordouan, construit de 1584 à 1611, est le plus ancien phare de France encore en activité. Il est le premier phare classé au titre des monuments historiques - en même temps que la cathédrale Notre-Dame de Paris - par la liste de 1862.

20111013 cordouan img02Haut de 67,50 mètres, il est composé d'une tour tronconique en maçonnerie et pierre de taille reposant sur un mur d'enceinte de 41 mètres de diamètre et de 8,30 mètres de hauteur également en pierre de taille. Au pied du mur d'enceinte, une digue de 260 mètres faite de pierres apparentes facilite le débarquement des approvisionnements nécessaires aux gardiens. La digue mène vers la porte d'entrée qui ouvre sur un escalier qui conduit à la plate-forme.

Après cette présentation, nous nous lançons courageusement à l’assaut des 311 marches qui mènent à la lanterne au sommet du phare d’où nous profitons d’une vue exceptionnelle sur l’estuaire de la Gironde. Au passage, nous admirons les différentes salles que nous traversons : l’appartement du Roi, la chapelle et ses vitraux, la salle des Girondins, la salle des contrepoids et la salle du matériel.

Au retour, nouveau bain de pieds avant l’embarquement et le retour à la Pointe de Grave où nous attend le bus qui nous conduit au restaurant à Soulac. Une avance confortable sur le programme prévu nous permet de déguster le repas qui démarre par la spécialité régionale, la mouclade, fort appréciée de tous.

Le programme de l’après-midi nous fait faire un bond en avant de 450 ans dans l’histoire de la région. Nous visitons la forteresse du Nord Médoc, dispositif militaire initié par la France avant la dernière guerre mondiale pour la défense côtière, et poursuivi par les Allemands de 1942 à 1944 dans le cadre du Mur de l’Atlantique, qui comportait à la fin de la guerre 12 000 ouvrages le long de toutes les côtes européennes. Le groupe est pris en charge par deux guides de l’association l'Association Historique de la Poche du Nord-Médoc, qui, trois heures durant, nous font visiter les vestiges impressionnants de cette réalisation militaire. On commence par nous expliquer que blockhaus est un terme impropre : il convient de parler de casemates, qui sont les bâtiments disposés en première ligne, dans lesquels se trouvaient l’armement défensif, et de bunkers, situés à l’arrière, où se trouvait toute la logistique (dépôt de munition, infirmerie, logement des soldats, etc.).

Pour nous permettre de nous faire une idée assez précise de ce que pouvait être ce dispositif militaire, les guides nous font visiter20111013 cordouan img03 successivement des casemates dépouillées de leur armement, ainsi que des bunkers qui étaient destinés au logement des troupes, au dépôt des munitions et à l’infirmerie : dans ce dernier, on peut encore voir le carrelage blanc sur les murs. 

Ces bâtiments ont été envahis par le sable après la guerre, et ce n’est que récemment que certains d’entre eux ont été ouverts au public, ce qui explique qu’ils sont relativement bien conservés et permettent aujourd’hui d’avoir une idée assez précise de la vie qui a été celle de ses occupants jusqu’au mois d’avril 1945, lorsque la poche de résistance a été définitivement nettoyée par les armées alliées.

A 18h, le groupe, fatigué par de longs et fréquents déplacements sur des chemins sablonneux et accidentés, retrouve le car et reprend le chemin du retour, non sans avoir demandé au chauffeur une halte dans une superette pour acheter quelques rafraichissements bienvenus. À 20h30, avec une heure de retard sur l’horaire et un changement de chauffeur imprévu, nous arrivons au Cesta, satisfaits d’avoir passé une belle journée ensemble.

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