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Sortie en Pays d’Albret (28-29 avril 2010)

par Yves Schmidt

Participants : M. Anatole, M. Bernard Barrière, M. et Mme Béchade, Mme Berthomieu, M. et Mme Brémond, M. et Mme Cheminat, , M. et Mme Chevalier,  M. et Mme Costa, Mme Dumolin, M. et Mme Dupin, Mme Floury-Besnard, M. et Mme Gaudin, M. et Mme Grelier, M. et Mme Grubert, M. et Mme Hamot, M. et Mme Lantrade, M. et Mme Roger Martin, M. et Mme Meunier, M. et Mme Morisset, M. et Mme Prulhière, M. et Mme Rabeyrolles, M. Schmidt, Mme Stéphan, M. et Mme Triffandier

Lors de la sortie en Haut-Agenais (28 et 29 avril 2009), Christiane Brémond avait proposé de faire découvrir aux adhérents de l’ARCEA-CESTA une autre facette de la richesse touristique de sa région : elle nous a concocté un circuit dans le Pays d’Albret, auquel elle a apporté ses commentaires très documentés tout au long de ces deux journées. La première étape de cette découverte commence par Barbaste et le Moulin des Tours et son pont roman à dix arches (12e siècle) qui traverse la Gélise, un affluent de la Baïse. Le moulin fortifié a été construit au 13e siècle ; il est constitué de quatre tours de dimensions inégales.

20100428 albret img 01Moulin des Tours à BarbasteCe moulin fut propriété du roi Henri IV qui aimait s'en faire appeler le meunier ! Malheureusement, l’intérieur du bâtiment étant en cours de restauration, le groupe a dû se contenter de l’exposé très complet de notre guide. Nous apprenons que le moulin a connu la prospérité au début du 20e siècle grâce à l’invention par son propriétaire, M. Bransoulié, du minot qui a permis le transport de la farine vers les Antilles.

Le car reprend la route pour se diriger vers la bastide de Vianne dont la principale activité industrielle était constituée par sa verrerie qui a été créée en 1920. Au plus fort de son activité près de 900 ouvriers y travaillèrent. Au cours des dernières années, cette industrie a décliné progressivement. En 2009, les ouvriers ont tenté de sauver leur entreprise. La visite du musée a permis au groupe de s’initier aux techniques artisanales du travail du verre.

Nous visitons ensuite la bastide de Vianne qui offre la particularité d'avoir conservé la ligne de ses remparts, son20100428 albret img 02Vieux-Pont à Nérac chemin de ronde et ses quatre tours. Après un détour jusqu’à son église fortifiée Saint-Christophe, nous reprenons la route pour nous restaurer sur les quais de la Baïse, dans le Vieux-Nérac. Dans ce cadre magnifique, avec une vue sur le Vieux Pont, on nous sert le plat traditionnel, Henri IV oblige, la poule au pot. La journée se poursuit par une  minicroisière en gabarre sur la Baïse, qui permet de découvrir les rives fortement imprégnées du passage d’Henri IV dans la cité.

D’Henri IV il sera beaucoup question tout au long de l’après-midi, avec la visite du château de Nérac suivie de la visite de la ville accompagnée par notre guide de Monflanquin, le fameux Janouille.

20100428 albret img 03Château de NéracCe qui reste du château de Nérac n'est qu'une partie d'un vaste édifice dont la construction fut achevée par Jeanne III, dite Jeanne d'Albret. Elle était la mère du futur Henri IV, né à Pau en 1553. En 1561, son père l’emmène vivre à la cour de France. En 1572, il succède à sa mère et devient Henri III, roi de Navarre. Cette année est  également marquée par son mariage avec la reine Margot et le massacre de la Saint-Barthélemy. Il revient à Nérac en 1576 et quittera cette ville en 1584 pour devenir roi de France. Au cours de la visite, il a évidemment été beaucoup question du goût immodéré du jeune roi pour les jeunes et jolies femmes.

Après la visite du château, Janouille nous emmène dans les rues du vieux Nérac. Nous passons devant l’église Saint-Nicolas, qui date du 18e siècle, puis devant la maison des Conférences, (16e siècle), actuellement musée du protestantisme, avant de rejoindre le Vieux-Pont sur la Baïse à travers des rues sinueuses et pentues.

Après une nuit réparatrice à Agen, nous entamons notre seconde journée par une rapide visite du chef-lieu du Lot-et-Garonne, en commençant par le pont-canal qui a été construit sur la Garonne entre 1839 et 1857. Malheureusement, la concurrence du chemin de fer n’a jamais permis au Canal latéral d’être compétitif pour le  transport des marchandises entre l’Atlantique et la Méditerranée.

Ensuite, une petite promenade dans le centre d’Agen nous conduit à la Cathédrale Saint-Caprais dont la construction a commencé au 11e siècle. Ce monument roman a subi de nombreuses modifications au cours des siècles qui ont suivi.

Le car nous conduit ensuite sur les hauteurs de la rive gauche de la Garonne au village de Moirax qui possède un 20100428 albret img 04Groupe devant le prieuré de Moiraxremarquable prieuré construit au 11e siècle et remanié aux 15e et 17e  siècles. C'est un des plus beaux monuments de ce type en Aquitaine. Il fait actuellement l’objet de travaux de restauration qui sont en voie d’achèvement.

De retour à Nérac, nous empruntons le petit train pour gagner Mézin : il emprunte une voie ferrée désaffectée d’une longueur de 13 km, située à la limite des départements du Lot-et-Garonne, du Gers et des Landes, ce qui se traduit par une grande diversité dans les paysages, qui vont sans transition de la culture à la forêt landaise.

Tout le long du voyage qui dure près d’une heure, le conducteur du train commente avec force détails tous les aspects de la vie agricole et industrielle des lieux que nous traversons.

20100428 albret img 06Pique-nique à MézinMézin que nous atteignons vers midi, est la ville natale d’Armand Fallières (1841-1931) qui fut maire de Nérac et conseiller général du Lot-et Garonne avant de devenir président de la République de 1906 à 1913. 

Un somptueux pique-nique, précédé d’une dégustation de Floc de Gascogne, nous attend à la Ferme de Gagnet, où nous pouvons goûter, à l’ombre des arbres du parc de la ferme, les spécialités locales : foie gras et charcuteries sont appréciés par l’ensemble du groupe qui profite des conditions météorologiques idéales.

L’après-midi est consacré à la visite du musée du liège et du bouchon. On nous explique comment le liège récolté sur les chênes-lièges, qu’il vienne des forêts des Landes de Gascogne, d'Algérie, d'Espagne ou du Portugal, se transforme en bouchons.

On y voit l’évolution des machines-outils avec les progrès de la technologie pendant un siècle. Aujourd'hui, la généralisation du bouchage plastique, la concurrence du bouchon portugais et la crise économique ont lourdement affaibli l'activité bouchonnière en Albret. Certaines entreprises continuent de fabriquer un bouchon de liège naturel, d'autres se sont engagées dans la fabrication de nouveaux produits de haute technologie.

Après cette visite, nous reprenons le chemin du retour en empruntant le chemin des écoliers qui nous permet de voir au passage bien d’autres lieux intéressants sur le plan touristique. Après avoir remercié Christiane Brémond pour l’organisation de ces deux journées dont les participants garderont certainement un excellent souvenir, le groupe se sépare à Gradignan que nous atteignons vers 19h00.

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