bandeau 3

FLASH INFOS

   re-affichage page d'accueil icone retour page precedente5

 

 

Escapade gersoise (1er et 2 juin 2005)

par Charles Costa

Comme c’est devenu maintenant l’habitude, c’est à 7 heures le matin du 1er Juin que le car démarre du CESTA pour ces deux journées à la découverte du département voisin : le Gers. 20050601 gers img01

Notre premier arrêt sera pour Fourcès qui fut d’abord un castelnau puis transformé en bastide circulaire. Elle se réveille doucement vers 9 heures quand les 45 que nous sommes y débarquent. Les uns flânent sous les arcades, rencontrant, ici ou là les autochtones qui s’en vont tranquillement acheter la baguette et le Midi Libre, d’autres tentent vainement de pénétrer dans l’église qui rituellement est fermée ou prennent quelques clichés des fossés du château-hôtel qui paraît bien accueillant. Un autre groupe après une attente de quelques minutes, se précipite dans le seul estaminet du village dont la patronne alertée par leurs conversations se décide enfin à ouvrir sa boutique et à servir quelques cafés bienvenus.

Cette halte dans ce qui nous semble un havre de paix est quelque peu trompeuse quand on sait que des festivités sont organisées en ce lieu et rassemblent  des milliers de touristes. Peu importe, nous commençons à mesurer la lente cadence qui règle la vie en ce département au caractère agricole très marqué.

20050601 gers img03Mais à 10 heures nous sommes attendus non loin de Fourcès par une guide qui doit nous présenter la demeure de Séviac. Surprise, c’est une belle et gente dame, en costume d’époque qui pendant une heure trente nous expliquera la topologie des lieux et nous fera découvrir entre autres de splendides mosaïques qui ornaient les sols des différentes pièces ou lieux de circulation que les notables propriétaires de cette ville gallo-romaine empruntaient il y a guère moins de deux mille ans. Notre guide éclairée nous raconte aussi comment une certaine Paulette redécouvrit ces lieux et à force d’obstination et de courage les exhuma pour les présenter aux visiteurs. Même parmi nous, ceux qui rentraient tout juste du voyage italien ne peuvent que s’extasier devant la beauté des céramiques, soutenant la comparaison avec celles d’Herculanum ou de Pompéi.

À midi, il nous faut être au restaurant où un copieux menu commandé par Paul, nous attend. Même si nous nous sentons un peu perdus dans la salle des fêtes, les mets et boissons réchauffent rapidement l’ambiance, et c’est ainsi que nous atteignons 14 heures 30 pour visiter l’abbaye de Flaran, centre culturel du département du Gers. Un guide à l’accent prononcé nous donne force explications sur l’histoire de cette abbaye dont la restauration bien conduite met les lieux en valeur. L’église abbatiale en particulier est remarquable.

Quelques locaux accueillent des expositions temporaires et ainsi nous est fournie l’occasion d’admirer quelques peintures de maîtres : Claude Monet, par exemple, excusez du peu !  Après quoi, notre chauffeur nous conduit à Saint Puy, fief du Marquis de Monluc, célèbre Maréchal. Mais à dire vrai, c’est une tout autre cérémonie qui nous attend puisque c’est ici que s’élabore le Pousse Rapière ! et c’est ainsi que nous découvrons ce breuvage qui est un mélange de liqueur (à la composition secrète) et de vin mousseux élevé selon la méthode traditionnelle. En pareil cas il nous est difficile de ne pas s’adonner à la dégustation proposée, et nombreux qui sont séduits ne peuvent résister au plaisir de ramener quelques flacons pour étonner leurs futurs convives.

On comprendra aisément qu’après ces séances successives le car est plutôt orienté à la somnolence pour regagner l’hôtel Campanile dans la capitale Auch. Après un repas peu apprécié et une conférence sur la culture de l’olivier prononcée devant un spécimen très mal taillé selon notre professeur Jacques Perrot, il est temps d’aller dormir pour attaquer la journée du lendemain.

Le soleil continue à être de la partie et la journée s’annonce même chaude. Et cependant nous suivons avec attention les commentaires d’une charmante guide de l’office du tourisme d’Auch qui nous présente la cathédrale, dans laquelle les stalles finement sculptées sont parmi les plus belles au monde (40 ans de travail !) et les vitraux du 16ème siècle, œuvres du maître verrier Arnaud de Molles, tout à fait admirables. Mais notre guide nous fait aussi découvrir la vieille ville et ses rues en pentes20050601 gers img02 (les pousterles) qui descendent vers la rivière en contrebas et qu’empruntaient les lavandières. Et un peu plus loin, au pied de la cathédrale et de la haute tour d’Armagnac, nous descendons l’escalier monumental au milieu duquel trône la statue de d’Artagnan. Cet escalier majestueux a réellement besoin d’un sérieux coup de lifting, imminent nous a-t-on dit ?

 

Notre car au pied de l’escalier nous reprend en charge pour nous conduire à Gimont (berceau de la Comtesse du Barry) pour un déjeuner dans un très beau cadre, mais sans foie gras et avec une viande trop fraîche, peu recommandable aux vieilles dents.

Notre étape suivante va nous rapprocher de Toulouse puisque nous voici à l’Ile Jourdain pour une visite d’un musée sortant de l’ordinaire. Il s’agit en effet du plus complet musée campanaire de France. Outre le fait que nous découvrons les secrets de fabrication des cloches, nous faisons aussi connaissance avec toutes sortes d’instruments tintant venus des quatre coins du monde. À voir.

Déjà, c’en est fini des visites, il est 17 heures 30 ; il nous faut regagner le CESTA où nous ne serons assurément pas à 19 heures comme prévu, d’autant que la route passe par Colomiers et Blagnac … à l’heure de sortie des employés d’EADS qui assemblent nos Airbus.

Il est déjà 20 heures 30 bien sonnées quand nous nous séparons, pour les vacances…en attendant d’autres voyages découvertes à la rentrée peut-être.

20050601 gers img04

Les dix derniers articles publiés ( # selon que vous êtes connecté ou pas)